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Comment rentrer dans la tête de vos prospects pour vendre plus – interview de Greg Lagrange

J’ai eu le plaisir dernièrement d’interviewer Gregory Lagrange de lifestylers.fr

Et je suis pas peu fière de cette interview 🙂

Si vous ne le connaissez pas, Greg est consultant et expert en web marketing, copywriting et techniques de vente.

Son blog explique à ceux qui le souhaitent comment construire un business pour mener le lifestyle qui leur correspond.

Pas de promesses, pas de bullshit mais du marketing, du vrai ! De la “bonne” stratégie, des “bonnes” techniques de ventes et du copywriting à gogo. Que des aptitudes nécessaires pour réussir en ligne !

Rien que sa newsletter est un modèle en copywriting. Il fait partie des rares dont je lis à chaque message (et j’en reçois 5 par semaines).

Vous l’avez peut être deviné…

Je suis un grand fan, très grand fan de ce type et de son travail 🙂

Dans cet interview vous allez découvrir…

  • Qui est Greg et comment il est tombé dans la marmite du marketing et copywriting.
  • Quelle est sa routine quotidienne.
  • C’est quoi le concept derrière son blog, lifestylers.fr.
  • Comment bien positionner un blog.
  • L’erreur fréquente que font la grande majorité des personnes qui se lancent dans le blogging.
  • Sa technique pour obtenir un maximum d’abonnés.
  • Comment être certain d’être lu de bout en bout par ses lecteurs…
  • Ses conseils pour réussir en affiliation.

Beaucoup de choses à découvrir donc 🙂

Une de mes meilleurs interviews certainement.

Les formations de Greg

Greg propose une excellente formation sur le marketing, copywriting et techniques de ventes  La Marketing Master School !  (pas de lien d’affilié)

Si vous vous inscrivez, vous recevrez une excellente formation… en version papier 🙂

Interview de Greg Lagrange – Enregistrement

Interview de Greg Lagrange – Retranscription

Nassim Amisse : Bonjour tout le monde. Bonjour Greg. Tout d’abord, merci d’avoir accepté cette interview

Gregory Lagrange : Salut Nassim, avec grand plaisir.

Nassim Amisse : Ben écoute, je suis particulièrement content de pouvoir discuter un peu avec toi. Tu fais partie des gens avec qui je n’avais jamais échangé de vive voix et que j’aime bien ! Alors je vais te dire maintenant pourquoi je t’aime bien 😊

Gregory Lagrange : C’est gentil 😊

Nassim Amisse : grosso modo je ne rate aucun des 5 mails que tu envoies chaque semaine. Je ne les rate pas parce que souvent je trouve tes mails amusants et intéressants. J’apprends des trucs. Des fois tu appuies aussi sur certains sujets qui font mal, je pense, à beaucoup de web entrepreneur.

Gregory Lagrange : mais c’est pour d’autant plus les aider. Je pars du principe que caresser les gens dans le sens du poil en leur disant ce qu’ils veulent entendre, ce n’est clairement pas la meilleure façon d’aider les gens. Des fois il faut les mettre un petit peu en face de ce qu’ils ne font pas bien pour d’autant plus les aider justement. Et ça c’est sûr que ça ne plaît pas à tout le monde, notamment aux doux rêveurs qui pensent que c’est la fête et qu’on peut monter une activité qui marche bien sur Internet ou ailleurs d’Internet d’ailleurs sans rien faire ou que ça va être forcément facile ou… Voilà ça peut être rapide, ça peut très, très bien fonctionner mais ça s’approche comme un business. Et moi les gens que je veux aider ce sont des gens qui comprennent ça. Donc ça m’aide aussi un petit peu à faire le tri et puis… Voilà. C’est un peu comme quelqu’un qui passait par là, qui va conseiller… Ton meilleur pote qui te conseillerait sur un truc que tu n’as jamais fait. Ben il n’hésiterait à te prévenir des côtés un peu difficiles ou des choses auxquelles il faut que tu penses même si elles ne sont pas agréables. Donc je le vois comme ça en fait.

Nassim Amisse : bah écoute, oui je pense que… Les doux rêveurs il y en aura toujours. Et c’est vrai que beaucoup de personnes ne se retrouvent plus dans ce qu’on leur présente un peu partout. Et du coup, oui ça explique sans doute aussi pourquoi je lis tes emails de bout en bout. Et puis, même si des fois tu suggères ou tu parles des formations que tu es en train de lancer, bah ça ne me gonfle pas. Contrairement à d’autres emails que je reçois qui sont un peu plus gonflants. Donc, je me suis dit, il y a un truc qui est bizarre. Ce mec c’est un peu le Leonardo DiCaprio dans Inception. Il est dans ma tête, il sait ce que je cherche, il sait quoi me dire sans me gonfler. Je me suis dit bah tien on va essayer d’organiser un petit truc avec lui et lui poser quelques questions.

Gregory Lagrange : bah le principe tu vois, avant même que t’en pose une des questions, je vais t’expliquer… Je vais te dire à mon sens quel est le moyen d’arriver à faire ça. Il y a aussi le meilleur moyen pour lancer une activité, pour faire des ventes, pour cibler des clients en fonction de si on vend des formations ou de l’accompagnement de prestation de services. Ça marche pour tout. Plus tu vas connaître ce qui se passe dans la tête des gens qui s’intéressent à ton domaine, plus tu vas comprendre leur problème aussi bien qu’ils ne les connaissent eux-mêmes. Voir idéalement même encore mieux. Parce que tu vois on peut avoir… On peut chercher à monter une activité sur le web par exemple, ou je ne sais pas à faire n’importe quoi en fonction de thématique sur laquelle on travaille, mais si on n’y arrive pas encore c’est qu’on a des difficultés, il y a des choses qui se passent qui nous mettent des bâtons dans les roues, on ne sait pas dans quel ordre faire les choses, par quoi commencer, enfin… Ça peut être tout un tas de trucs. Mais notre boulot justement c’est de connaître ces choses-là, et aussi de comprendre la psychologie des gens et ce qui les empêche d’arriver à ce qu’ils veulent. Donc, le boulot numéro un et le plus important, mais donc personne ne parle parce que ce n’est pas vendeur, ce n’est pas sexy, ce n’est pas le genre de truc qu’on a envie d’acheter. On a envie d’une belle formation qui nous montre comment avoir une grosse mailing liste ou comment faire plein de ventes, normal. Mais la base de tout c’est de vraiment comprendre ce qui se passe dans la tête des gens qu’on veut aider. Y compris leurs motivations les plus profondes ou les choses sur lesquelles eux-mêmes n’arrivent pas à mettre le doigt. Et c’est comme ça derrière, une fois que tu saisis tout ça, parce que ben tu n’hésites pas à faire le taf, à chercher finalement à toujours mieux connaître les gens que tu veux aider, à comprendre ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas, ce qui est difficile pour eux, ce qui est facile pour eux, ce qu’ils ne comprennent pas, ce qui a du mal à faire déclic, les choses qu’ils ne font pas et qu’ils devraient faire ou l’inverser, enfin bref… Plus on a ces informations-là, plus derrière on sait quoi leur vendre qui va les aider le plus, on sait aussi comment le présenter. Et même avant ça, qu’on publie des mails comme je fais moi ou les vidéos ou peu importe le format, on va savoir comment leur parler d’une façon qui est à la fois intéressante, qui peut être divertissante parce que ça n’a pas besoin… On peut leur apprendre plein de choses, leur montrer des petites pépites sans faire un truc trop chiant à lire. Et vraiment déjà rien que de faire ça, si tu es le gars ou la nana sur ta thématique qui les comprend mieux que tes concurrents ne comprennent les gens, déjà les gens le ressentent tout de suite. Ah ouais cette personne-là, 3 fois sur 4, elle me parle d’un truc, ah oui effectivement il a raison ou elle a raison. Ah ouais je ne l’aurai pas pensé comme ça. Rien que ça déjà, ça suffit à faire de la différence. Ce n’est pas tout bien sûr, il faut aller plus loin que ça, mais c’est une super base pour être beaucoup plus pertinent et beaucoup plus intéressant pour les gens. Et si tu arrives à faire ça, et que tu le fais suffisamment régulièrement, bah les gens vont se mettre à te suivre. Il y a forcément un moment, si tu fais bien les choses, ils vont se mettre à te suivre, ils vont finir par acheter. Parce que tu vas les convaincre comme ça déjà. C’est comme ça que tu réussis la première bataille finalement. C’est celle d’arriver à obtenir l’attention des gens et à la garder sur la durée. Il y a tellement de gens qui se lancent et qui bossent sur le web de nos jours, il y a tellement d’endroits où les gens peuvent cliquer partout ailleurs que sur nos contenus, qu’il faut commencer par ça. Et ça, ça commence par mieux connaître ce qui se passe dans la tête des gens que les autres déjà.

Nassim Amisse : Alors oui, c’est sûr que ça… Du coup ça n’a rien de magique. C’est beaucoup de boulot, c’est beaucoup de cassements de tête pour essayer de comprendre les gens. D’ailleurs, le truc qui m’avait pas mal aidé… J’ai un blog sur le travail à domicile, donc il y a plein de thématiques dans cette catégorie. Je contactais systématiquement chaque personne qui s’inscrit pour savoir c’était quoi son souci. Du coup ça m’a permis d’identifier 3, 4, 5 grosses sous thématiques on va dire, pour lesquelles maintenant j’arrive un peu à segmenter mes listes et envoyer du contenu plus adapté et plus spécifique aux besoins de ces personnes.

Gregory Lagrange : ouais. C’est du taf hein, tu as dû t’en rendre compte en le faisant.

Nassim Amisse : bah ouais.

Gregory Lagrange : quand tu commences et que tu n’as pas encore une grosse audience… Les gens rêvent de toujours plus d’audience etc. Mais des fois, au départ… De toute façon c’est un peu technique et mathématique, au début on commence, on n’a personne. Puis on commence à avoir quelques personnes et de plus en plus si on fait les choses bien. Mais autant profité du fait de ne pas avoir encore grand monde, pour passer beaucoup plus de temps avec les gens qui nous suivent déjà. Moi c’est ce que j’avais fait au tout début de lifestylers. J’essayais de passer un maximum de temps en offrant quelques consultations sur Skype ou en donnant des conseils, en prenant plus de temps pour répondre aux mails. Après tu finis par arriver à un stade où tu n’as plus le temps de faire ça, mais généralement ça veut dire que tu as su récolter toutes les informations qui vont t’être utiles pour mieux aider les gens et in fine ce que tu veux mieux vendre. Mais au départ, autant profiter du fait de ne pas avoir grand monde pour transformer ça en avantage. Et c’est un excellent argument de vente. Quand les gens se rendent compte que tu es là derrière et que tu n’es pas juste là par exemple pour leur vendre une formation et après bye, bye. Bah forcément ils vont être plus à même d’acheter chez toi parce qu’ils voient qu’il y a du support derrière.

Nassim Amisse : bah écoute je n’ai rien à rajouter. D’ailleurs je trouve que ça fait maintenant 8 minutes qu’on discute et tu as attaqué super fort. C’est vraiment… Rien qu’en écoutant ces 8 minutes, tu as de quoi t’occuper pendant des mois.

Gregory Lagrange : en termes de boulot ouais. Mais bon, ce n’est pas le truc le plus sexy qu’on insiste là-dessus parce que tout le monde, les gens qui débutent, qui pensent que ça ira ils vont se dire ouais super mais quand est-ce qu’on parle de vendre plus, quand est-ce qu’on parle des techniques magiques. Mais justement il n’y a rien de plus magique et de plus… Tu ne peux pas prendre un meilleur raccourci et être prêt à faire ce boulot-là. Parce que ça te donne tout ce dont tu as besoin derrière pour faire plus facilement tout le reste. Savoir quoi vendre, comment le vendre, quel mot utiliser, quel argument convaincre, comment trouver des inscrits, comment… Voilà tout. C’est comme si ça te donnait un GPS qui disait exactement fait ça, plus ça, plus ça.

Nassim Amisse : mais une fois qu’on construit ça, on est tranquille.

Gregory Lagrange : voilà

Nassim Amisse : Du coup euh… Je vais quand même essayer de te présenter un peu aux personnes qui vont écouter cette interview. Mais je ne vais pas te demander de le faire, parce que c’est une question, je pense que tout le monde tout au moins peut faire ça quand (Mauvaise audition 8:51). Voilà. Donc du coup est-ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui, ton boulot consiste à faire du Mark et du Ting comme tu aimes bien le dire ?

Gregory Lagrange : Ouais bah ça a toujours été ça. Pour les gens qui me découvrent, je ne suis pas quelqu’un qui ne fait que vendre des formations sur le marketing. Moi ça me paraît être la moindre des choses pour vendre des formations sur le marketing, c’est de faire du Mark et du Ting comme je le dis. C’est-à-dire écrire des argumentaires de vente, pour vendre les produits des autres. Faire carrément tout le marketing d’autres clients comme je le fais depuis des années. Faire du coaching, de l’accompagnement de personnes, comme ça pourrait être toi Nassim. Tu vois, c’est des trucs que je fais depuis des années et des années. Et pour moi ce sont des parties aussi importantes de mon activité que ce que je fais sur lifestylers où je vais partager ce que je découvre, le meilleur… Voilà ce sont des… Du Coup ça me permet de partager à la fois des choses que j’ai testées, pas uniquement pour vendre des formations sur le marketing, mais aussi sur des thématiques qui n’ont rien à voir. Et pas juste une seule. Ce qui est déjà différent de quasiment tous les gens qui (Mauvaise audition 9 : 55) C’est déjà un plus. Mais surtout ça m’aide à aider les gens d’autant plus que je suis exposé tous les jours aux difficultés pour les vivre moi-même à travers ce que je fais pour mes clients ou à travers les clients que j’accompagne en coaching. Il y en 200 ou 250 depuis 2013 ou 2012. En individuel, je fais plus du coaching individuel. Tu vas ça commence à faire beaucoup d’expérience et c’est ce qui permet de proposer des trucs qui ont l’air de plutôt bien fonctionner tu vois.

Nassim Amisse : Donc, Liestilers.fr ton blog, c’est un peu la conséquence de tout ce que tu fais en tant que consultant et en tant que coach. Et sur la base de toutes les expériences que tu as eues dans le marketing. C’est bien ça ?

Gregory Lagrange : Ouais voilà. Le mélange entre le coaching, le côté faire du marketing pour les autres, travailler avec les clients qui eux créent les produits mais moi je me charge de leur rédiger tous les mailings de vente, tous les argumentaires de vente, de réfléchir à la stratégie avec eux, de leur dire voilà on va faire ça, vaudrait mieux faire ça, de le faire comme ça etc. Et voilà, après je crée des formations régulièrement et je partage ça dans une formation papier où j’enseigne plus ce qu’on appelle le copywriting c’est-à-dire la… Finalement le fait de convaincre les gens, j’enseigne la persuasion, spécialité numéro une. Le fait de savoir écrire des textes pour convaincre les gens de faire ce qu’on a envie qu’ils fassent dans leur intérêt bien sûr. Les convaincre d’acheter ou de faire appel à nos services, nos prestations de service pour la personne qui est free-lance ou indépendant, de faire appel à notre accompagnement pour les coaches ou les thérapeutes voilà. Ce genre de choses quoi.

Nassim Amisse : Et tu parles de tout ça dans la Marketing Master School c’est bien ça ?

Gregory Lagrange : Ouais tout à fait, c’est…

Nassim Amisse : C’est la newsletter où tu payes 50 € pour mettre une newsletter dans des enveloppes et les envoyer à tous tes abonnés c’est correct ?

Gregory Lagrange : Ouais. Je paye un peu plus que ça en l’occurrence. Mais… Bah c’est le format, vu que c’est quelque chose… Alors, la persuasion en copywriting à la base c’est quelque chose qui est fait au format texte. Mais tu peux l’utiliser n’importe où. Tu peux l’utiliser en one to one, tu discutes avec un client que tu as envie de signer pour une prestation ou un accompagnement. Tu peux utiliser en vidéo, tu peux utiliser en webinaire, tu peux utiliser en tout ce que tu veux, ce sont des principes pour convaincre finalement. Mais le fait d’envoyer ça au format papier, ça permet à ce que les gens qui suivent ça n’aient pas à être devant l’ordinateur d’une part pour euh…

Nassim Amisse : Ça change

Gregory Lagrange : Vu qu’on bosse tous sur le web, ça fait du bien de pouvoir se former tranquillement. En plus ils ont toujours ça pas très loin d’eux, ce qui fait qu’ils l’utilisent beaucoup plus. Ils peuvent prendre des notes dessus s’ils ont envie. Et puis vu que ce sont des principes qui sont beaucoup utilisés à l’écrit ou en tout cas que moi j’utilise à l’écrit, bah ça fait sens de partager ça au format écrit, papier. Pas un vulgaire PDF que finalement on range dans l’ordinateur et qu’on ne regarde jamais.

Nassim Amisse : D’accord.

Gregory Lagrange : Donc c’est le format le plus efficace pour enseigner ça que j’ai à mon sens.

Nassim Amisse : Aujourd’hui donc, tu disais que ta spécialité c’est la persuasion et aussi le copywriting. Donc tu as bonne, très bonne réputation même aujourd’hui sur le marché web francophone. Donc tu assumes totalement ce titre d’être parmi les tops du top dans ce domaine.

Gregory Lagrange : Oui. Bon, je ne sais pas si je suis le meilleur ou un des meilleurs mais bon… Déjà il faut savoir qu’on est très, très peu à faire ça. On l’est de plus en plus, dans le sens où ça commence à devenir enfin quelque chose dont les entrepreneurs sérieux comprennent que c’est hyper important. Si tu ne sais pas accrocher l’attention sur un titre ou sur une publicité, si tu ne sais pas convaincre les gens, ça va être quand même compliqué de leur vendre quelque chose. En plus c’est une discipline la persuasion, qui fonctionne depuis la nuit des temps et qui ne change pas vraiment. Contrairement à tout un tas de choses qui sont techniques comme faire de la publicité sur Instagram, ou utiliser des robots sur Messenger, sur Facebook ou tous les nouveaux trucs technologiques à la mode qui n’existaient pas il y a 2 ans et qui changeront dans 2 semaines parce que les algorithmes de Facebook ou d’Instagram vont changer. Et sur lesquels il faut toujours apprendre des choses. La persuasion c’est finalement de la psychologie. C’est comment réagit le cerveau humain à différentes choses qui peuvent être comme des réflexes. Donc c’est un truc si tu l’apprends, ça va te servir toute ta vie, quel que soit le format, quel que soit ton projet tu vois c’est… Dans 2 semaines ou 2 ans tu choisis d’arrêter ton projet actuel et que tu veux te relancer sur autre chose, ce que tu as appris en persuasion, pour faire vendre, pour convaincre, ça te servira toujours.

Nassim Amisse : OK. Donc toi tu es tombé un peu dans la marmite du copywriting, persuasion technique de vente. Ça, j’avais vu en… C’était à l’époque où tu organisais des soirées électro à Amsterdam c’est bien ça ?

Gregory Lagrange : Ouais c’est là où je me suis intéressé… Alors c’était au milieu des années 2000, ça commence à dater. C’est là où j’ai commencé à faire des trucs d’entrepreneur finalement. Moi je cherchais à remplir mes soirées, j’organisais des concerts, des choses comme ça. Et je cherchais les moyens de faire en sorte de toucher plus de monde et de donner envie aux gens de venir. Donc c’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser aux techniques de persuasion et aux techniques marketing au sens plus large. Et après, à force de m’intéresser de plus en plus au sujet, je suis devenu vraiment passionné. Notamment pour toute cette partie psychologie de la persuasion, psychologie de la vente, comment convaincre les gens, comment simplement en écrivant des mots, on n’a pas besoin d’être très ninja ou très… Tu vois tu n’as pas besoin d’écrire comme Baudelaire du tout. Au contraire même, il faut écrire de façon très simple, très naturelle et que les gens n’aient pas l’impression que tu es en train de les convaincre. Comment arriver juste avec des mots à convaincre les gens de l’intérêt pour eux de faire telle ou telle chose. Ou d’acheter tel produit ou de faire appel à toi pour résoudre leur problème ou atteindre leurs objectifs on va dire.

Nassim Amisse : Ok. Et entre le moment où on commence à se passionner pour un sujet et le moment où on réalise que vraiment on a quand même une grosse expertise maintenant. Qu’est-ce qui s’est passé entre les 2 ? Comment tu t’es développé toi-même dans ce domaine ?

Gregory Lagrange : Ben j’ai envie de te dire c’est pareil pour tous les domaines. C’est-à-dire qu’à partir du moment où tu commences à t’intéresser au sujet et à prendre plaisir à creuser, tu progresses à vue d’œil sans t’en rendre compte. Un peu tout le temps. Et après c’est en appliquant forcément ce que tu découvres bah que tu progresses. C’est pour ça que quelqu’un qui va lancer une formation par exemple la première fois ça sera peut-être libre de vente, voir pas mal… Si la personne à déjà pas mal d’audience et qu’ils attendaient ça depuis un moment. Et puis après on s’améliore un petit peu à chaque fois. Des fois ça marche mieux, des fois un peu moins bien. Et puis c’est à force de faire les choses. Quelqu’un qui a lancé… Pour prendre juste l’exemple d’une formation, quelqu’un qui a lancé 12 formations, en une année, soit une par mois par exemple, va apprendre 12 fois plus vite que quelqu’un qui n’en a lancé qu’une. Quelqu’un qui va créer des vidéos, des mails ou des articles régulièrement, tous les mois, chaque semaine voir tous les jours, t’avance à une vitesse folle. Tu progresses vachement vite. Et après, plus ça te passionne, plus tu es calé. Je ne sais pas trop quoi dire, ça me paraît évident. Est-ce que ça demande énormément de travail de devenir très bon en persuasion, oui. Est-ce que ça prend du temps, oui. Est-ce que ça ne veut pas dire que tu ne peux pas obtenir des résultats rapides si tu es sérieux, non. Déjà quelqu’un qui va s’y intéresser, qui va suivre 2, 3, 4 formations sur le sujet et qui va lire 3, 4 livres. Et qui va appliquer ce qu’il en comprend et ce qu’il en découle de plus simple à appliquer quelque part va déjà faire un pas de géant et être bien meilleur que le commun des gens qui bossent sur internet ou qui cherchent à vendre en général. Et après ben, honnêtement sinon ça fait… Sous différentes formes, parce qu’au début ce n’était pas sur le web pur mais pour vendre mes soirées. Moi ça fait quasiment 15 ans que je fais ça, j’en apprends toujours. Mais est-ce que ça m’empêchait il y a 3, 4 ans d’être considéré comme l’un des tout meilleur ou d’arriver à aider mes clients à avoir des super résultats, non. C’est juste que je suis meilleur qu’il y a 3, 4 ans comme tout le monde qui creuse et qui continue à être meilleur sur son domaine, va forcément continuer à progresser et être de plus en plus fort. C’est logique.

Nassim Amisse : Ça me fait penser à un truc que j’avais lu ou vu sur un basketteur américain, je pense que c’était Kobe Brian. Il expliquait que très tôt il a commencé à s’entraîner un peu plus que les autres et à rajouter une séance d’entraînement supplémentaire. Donc quand tous les autres s’entraînaient 4 h, 2 fois par jour, lui, il avait rajouté une séance supplémentaire. Et au bout d’un certain temps, ben il avait pris de l’avance sur tout le monde et on ne pouvait plus le rattraper.

Gregory Lagrange : Souvent même quand tu veux lancer un super business, moi un conseil que je donne souvent c’est réfléchir à ce que les autres ne sont pas prêts à faire. Les concurrents. Ça ne veut pas dire que tu dois bosser comme un chien 24 heures par jour. Souvent il vaut mieux bosser moins mais intelligemment. Moi ce qui m’a permis de me lancer et que ça marche bien pour moi très vite, et puis très vite pour les clients que j’ai aidés. C’est que justement j’étais prêt à pousser et à vraiment m’intéresser à la persuasion et au copywriting. J’ai eu la chance de comprendre très vite l’impact que ça pouvait avoir. Mais c’est juste un exemple. On parlait tout à l’heure du fait que je suis un des rares formateurs en marketing à aussi coacher les clients, a aussi faire du marketing pour les autres, à écrire des pages de vente pour des clients. Tous ces trucs-là, c’est des choses que la plupart de mes concurrents ne sont pas prêts à faire. Forcément ça me donne un avantage concurrentiel dingue. Et après au-delà de ça, souvent ce qui me fait rêver quand on découvre un peu tout ce qui est univers du business sur internet. Ah c’est possible de gagner sa vie sur le web, ah ouais tu as vu les sommes qu’il est possible de faire. Ça fait rêver, je suis premier à le reconnaître. Au départ quand j’ai découvert ça, ça faisait rêver. Mais le truc qui nous fait rêver c’est le point où tu finis par arriver quand tu es vraiment excellent et que tu fais ça depuis un moment, tu as un positionnement un peu de rock star sur ta thématique, tu commences à être connu. Où finalement tu te retrouves à ne quasiment plus bosser et à gagner des sommes en désordre. Mais le truc forcément pour arriver à ce stade où tout devient tellement facile que tu te demandes même ce que tu as fait pour mériter des résultats pareils parce que finalement ça finit comme ça. Bah effectivement au départ il faut être prêt à rentrer dedans quoi. Il faut être prêt à être régulier à se former, à apprendre des choses. Et effectivement la comparaison du basketteur tu vois, qui s’entraînait, je ne sais pas, à faire 50 paniers… Enfin je n’y connais rien en basket. 50 paniers de plus que les autres à la fin de chaque entraînement, bah tu ne te rends pas compte que tu progresses sur le coup. Mais au bout d’un mois tu dis ah ouais tien là quand même, d’habitude quand j’envoyais 50 fois le ballon dans le panier j’en mettais que 12 dedans, là j’en mets déjà 17. Et puis tu continues à faire ça pendant 2 mois, pendant 3 mois, puis pendant 2 ans, pendant 3 ans. Et là tu te rends compte que sur 50 tu en mets 49 dedans quoi. Il n’y a pas de secret hein, désolé de le dire.

Nassim Amisse : Non mais, je crois que ça fait quand même du bien à entendre ce genre de message et ça contraste par rapport à tout ce qu’on entend et auquel… J’allais dire plus beaucoup de personne ne croit, non ça, c’est pas vrai. Il y a toujours des personnes qui voient le côté qui brille de la chose, mais qui négligent…

Gregory Lagrange : C’est humain, c’est humain. On parle de persuasion copywriting, notre job aussi pour vendre plus c’est de vendre ce que les gens veulent, donc le truc qui brille et qui les fait rêver. Le truc c’est qu’il faut trouver la juste balance entre leur vendre le truc qu’ils veulent et finalement leur vendre surtout ce qui va plus les aider en hésitant pas à leur dire les choses. Et à leur montrer aussi que le meilleur moyen d’arriver là où ils veulent, bah ce n’est peut-être pas forcément avec le truc sexy qui brille, voilà. Parce que ça ne marche pas comme ça quoi.

Nassim Amisse : J’ai une petite question à te poser vu que tu fais… Entre le coaching, ton blog, tes activités de consultant et autres activités que tu pourrais avoir, ça ressemble à quoi tes journées ? Alors je sais que tu aimes beaucoup voyager, je… T’as un genre de journée type ou des semaines types ou comment est-ce que c’est de t’organiser dans la pratique pour gérer ton taf ?

Gregory Lagrange : Journée type heu… Hormis le fait de me lever directement et d’aller à la cafetière et me mettre 2 cafés d’affilée pour me rappeler comment je m’appelle, je n’ai pas vraiment… Non, non justement parce que bah déjà je gère beaucoup de projets, il y a 3 projets des clients dont je me charge du marketing. Il y en a un qu’on est en train d’arrêter parce qu’il prend sa retraite (Mauvaise audition 23:11). Donc là on finit juste d’automatiser certains trucs pour qu’il puisse continuer à vendre en automatique, mais voilà lui, il prend sa retraite. Puis entre les clients que je coache, généralement les coachings avec mes clients je les cale en fin de matinée et je travaille avant sur la rédaction d’argumentaire de vente, de mailing ou à enregistrer une de mes formations. Ma journée type on va dire que ça va ressembler un peu à ça. Au début je travaille pour moi ou pour mes clients, après je fais du coaching. Et puis après ça dépend énormément si j’ai des choses à finir, où je suis sur terre, le temps qu’il fait dehors, ce que j’ai envie de faire ce jour-là, si je suis hypermotivé pour… Beaucoup de jours je vais juste arrêter et voilà, profiter du reste de ma journée. Je vais arrêter vers 12 h, 13 h, 14 h et puis il y a des jours où je vais être au taquet sur un projet où j’ai une dead line et vraiment un truc à finir. Et je prends plaisir à travailler donc je vais continuer. Ça dépend vraiment. Je n’ai pas de… Je déteste la routine, j’essaye juste de trouver des façons de fonctionner où j’en fais un petit peu tous les jours et je suis régulier. Je ne cherche pas à être un monstre de travail, mais juste simplement à être régulier. Quelqu’un qui est régulier et qui en fait un petit peu tous les jours : envoyer un mail par jour, créer une nouvelle formation tous les mois, faire un petit truc tous les mois pour remplir sa mailing liste par exemple. Tu vois quand tu es régulier comme ça, bah forcément tu finis par avoir des résultats. Le problème de beaucoup de gens c’est qu’ils essayent une technique, ils se lancent, ils découvrent une formation, ils appliquent au bout de 2 jours ils n’ont pas de résultats donc ils décrètent que ça ne fonctionne pas. Non, ce n’est pas que ça ne fonctionne pas, ce sont eux qui ne fonctionnent pas. Parce qu’ils n’ont pas le… Voilà. Vaut mieux travailler un peu tout le temps, mais tout le temps, tout le temps, tout le temps que de mettre des gros coups de bourre pendant une semaine, 2 semaines et limite faire un burn-out et ne plus y toucher.

Nassim Amisse : Ça, ça me rappelle un bouquin que j’avais lu qui s’appelait « Compound Effect », l’effet cumulé, qui parlait juste de l’importance d’être régulier.

Gregory Lagrange : Exactement. Comme les intérêts composés des gens qui vont placer je ne sais pas, 100 balles tous les mois à la… Je ne sais pas, peut-être pas à la banque, mais voilà tu places 100 balles tous les mois bah à force de tourner à x % par an, bah tes 100 balles au début ils ne vont pas te rapporter beaucoup. Mais avec les mois et les mois qui passent, bah ça commence à faire des sommes énormes. En business c’est exactement la même chose.

Nassim Amisse : Je te posais la question un peu sur ton… J’allais dire tes routines de travail. Ton mode de vie, parce que je pense que je ne suis pas le seul à m’être fait avoir la première où j’avais vu ton nom de domaine livestylers.fr ou je m’étais dit… Je crois que c’était Stan Le Lou dans une autre interview qui disait la même chose, où je me disais tien encore quelqu’un qui va me montrer un peu sa belle maison, sa belle voiture. Et en fait, pas du tout. C’est même un des blogs les plus… Les plus atypiques. J’allais dire bizarre, mais il n’est pas bizarre. Un des plus atypiques parce qu’en fait le côté lifestyles ne ressort pas directement. On retrouve un peu…

Gregory Lagrange : Pour moi, il est implicite. Pourquoi ? Parce que je m’adresse à des gens qui sont déjà convaincus que travailler sur le web, c’est le meilleur moyen d’avoir le mode de vie qu’ils veulent. Ne plus avoir un patron sur le dos, pouvoir être libre, bosser aux heures qu’ils veulent etc. Après lifestyles, le mode de vie rêvé, tout dépend des personnes. On en discutait une petite minute juste avant de commencer l’interview. Toi c’est d’être tranquille avec tes… Je ne sais pas tu as 2 enfants ?

Nassim Amisse : Ouais

Gregory Lagrange : Tu vois. De faire un business qui te plaît et puis après d’être tranquille avec ta petite famille et t’adonner à tes passions peu importe ce que c’est. Pour moi ça va être encore quelque chose d’autre. Pour d’autres personnes… Voilà chacun à son mode de vie. Mais pour moi, je sais pertinemment… Parce qu’on revient à ce qu’on disait au départ. Vu que je connais très bien mes clients idéaux, les gens les plus à même d’être intéressés par ce que je fais et que je peux plus aider, ces gens-là ils ont déjà été convaincu par d’autres personnes que finalement pour avoir le mode de vie qu’ils veulent doivent être entrepreneur et doivent travailler sur le web et c’est… Qu’ils soient à un stade où ils cherchent à se lancer aujourd’hui ou qu’ils fassent 10 millions de CA dans l’année, déjà, voilà finalement ils sont déjà convaincus de ça. Donc mon nom de domaine n’a pas été trop réfléchi si je suis honnête, c’est juste une façon de refléter ça. Pour moi des lifestylers ce sont des gens qui foncent… Voilà qui adaptent leur vie, leur activité à leur propre mode de vie, au mode de vie qu’ils veulent avoir et qui vivent leur vie selon leurs propres règles. Et après je n’ai pas besoin d’en faire des tonnes pour montrer ça, parce que finalement les gens le savent déjà. C’est le mec qui veut une Ferrari, une belle piscine, si c’est son kif bah libre à lui. Moi ce n’est pas ma vision du truc donc, voilà je ne vais pas partager ça. Et au-delà de ça, je pars du principe que voilà, il y a tellement de gens qui vont leur faire miroiter ça. Moi je fais tellement marketing, je suis tellement passionné par le marketing que j’ai envie de leur parler que de marketing. Ça ne sert à rien de leur… Des fois je vais peut-être, sur un paragraphe ou dans un mail de partager des idées, des réflexions que j’ai là-dessus. Mais finalement le message il est toujours au service de comment je peux t’aider en te partageant ce que je fais ou et que font mes clients pour gagner plus, avoir plus d’audience pour vendre plus de leur produit ou de leur service.

Nassim Amisse : Et, il y a aussi un truc que je voulais te demander. Je te disais tout à l’heure que ton blog était un peu atypique, en fait ce n’était pas juste la partie nom de domaine que je trouvais atypique, c’est… On va dire son fonctionnement, parce que ça commence par une bonne et belle lettre de vente simplement pour capturer l’e-mail de la personne qui tombe dessus. Pas pour vendre un produit juste pour avoir l’e-mail. Et ensuite quand on regarde un peu dans le blog, ce qu’on y trouve c’est essentiellement les messages que tu diffuses au quotidien, et voilà… En gros c’est ça le concept ? Comment est-ce que tu vois ton blog ?

Gregory Lagrange : Ça a évolué au fil du temps, mais en gros qu’est-ce qui se passe ? Le premier objectif que tu as quand quelqu’un visite ton site, à ce stade ce n’est pas que quelqu’un achète tout de suite. Sauf si tu vends… Je ne sais pas les chaussettes ou un truc, les gens savent qu’ils ont besoin d’une paire de chaussette, voilà tu vends la chaussette directe. Mais quand tu as des choses à leur montrer, des choses à leur expliquer, quand tu as plusieurs produits à vendre, voir toute une palanque comme c’est mon cas, à force d’en sortir depuis des années, le seul objectif de mon site finalement c’est de récupérer l’adresse mail des gens. Après la méthode que j’utilise pour vendre, c’est d’envoyer des mails aux gens tous les jours, enfin en tout cas du lundi au vendredi. À la limite, tu vois j’aurais une seule page pour que les gens s’inscrivent et mon auto répondeuse pour envoyer des mails, ça me suffira. Après j’ai juste besoin de ramener les gens sur une page de vente spécifique. Bon, à partir du moment où, j’envoie les mails tous les jours, je me dis pourquoi pas les copier/coller et que ça fasse un blog. Mais autant il est plus là au cas où toi, pour faire un peu de référencements naturels quoique je ne le travaille même pas. Ou si les gens qui me découvrent ont envie d’en lire un peu plus parce qu’ils veulent savoir à quoi s’attendre avant de me laisser leur adresse mail justement. Ça ne me sert qu’à ça. Et après ce sont vraiment mes mails qui font tout le boulot voilà, qui fait la relation de leur montrer que je peux les aider, de leur montrer ce que j’ai à vendre et ainsi de suite quoi.

Nassim Amisse : Tu vois, ce que j’aime bien dans ce que tu dis c’est que… Tu ressors les choses sur l’essentiel, sur ce qui compte. Parce que les gens auront toujours tendance à raisonner outil… Parce que oui, avoir un blog, des articles, un module d’inscription c’est sympa, c’est ce qu’il faut avoir. Mais sans se poser la question réellement au final, qu’est-ce que je vais faire de tout ça ? Alors que…

Gregory Lagrange : Ah ouais, c’est l’erreur classique, parce que ce sont les premières choses auxquelles les gens sont exposés. Quand tu débutes sur internet, que tu t’intéresses au truc, on te dit qu’il faut des inscrits à ta mailing liste. Donc tu finis par le comprendre très vite, donc il te faut un autorépondeur. Après il te faut tel système pour que les gens puissent acheter ou accéder à leur formation, ou à ceci ou à cela. Donc, les gens ont tendance à être obnubilés par ces trucs-là, exactement comment on aurait la même réflexion si on lançait un business en dur, en physique à l’ancienne. Ah ouais il me faut des bureaux par exemple. Tu vois ou… Comment je le décore le bureau ? Mais c’est la pire erreur. À quoi bon penser aux outils quand tu n’as pas encore de stratégie ? Quand tu n’as pas encore un projet clair et net où tu sais vraiment à qui tu vas t’adresser. Qui vont être les gens les plus à même d’acheter tes trucs, quels vont être les gens que tu vas le plus facilement aider, quels vont être les gens les plus intéressés et quoi leur vendre. Après les outils que tu vas choisir d’utiliser ça ne va être qu’une conséquence de ça. C’est logique quand je le dis comme ça, mais on est biaisé et on a tendance à prendre le problème à l’envers. Je ne sais pas c’est comme si tu sais que tu dois te rendre… Je dis n’importe quoi, tu es à Paris aujourd’hui, tu sais que tu dois te rendre au plein milieu de la Charande dans un bled pour aller faire je ne sais pas quoi. Bah… Avant de te dire j’ai une voiture, non tu réfléchiras à comment tu peux y aller au truc. Et peut-être qu’effectivement, y aller en voiture va être la meilleure option, la meilleure stratégie. Peut-être pas, je n’en sais rien.

Nassim Amisse : Mais tu dois raisonner stratégie avant.

Gregory Lagrange : Ah ouais.

Nassim Amisse : Ça parait dingue dit comme ça, mais c’est un truc qui existe depuis ça doit faire des millénaires cette histoire. Résonner stratégie avant d’agir.

Gregory Lagrange : Mais c’est comme tout en business honnêtement. Même si on prend les techniques de persuasion les plus avancées ou les systèmes de ventes qui fonctionnent le mieux. Tout est du bon sens. Le truc, c’est que c’est beaucoup plus dur d’arriver à avoir ce bon sens là et à réfléchir de façon logique parce qu’on comprend que les gens ont telle psychologie et telle façon de fonctionner. Que de faire tout l’inverse finalement.

Nassim Amisse : Et du coup ton blog quand je le regarde j’ai eu l’impression que tu fais beaucoup d’effort pour le faire connaître, je me trompe peut-être mais, comment est-ce que les gens font pour te trouver généralement ?

Gregory Lagrange : Ce sont des choses qui ont évolué avec le temps forcément parce que quand ça fait… On est en 2019, ça fait 6 ans déjà qu’il tourne. Je suis à un stade où c’est quand même, sans prétention aucune difficile de ne pas finir par tomber sur moi quand tu t’intéresses à la persuasion, au copywriting ou aux choses, plus avancées en marketing. Au bout d’un moment, tu as le bouche-à-oreille, tu as ta crédibilité qui fait une grosse partie du boulot pour toi. Il y a plein de gens qui me découvrent parce qu’ils ont entendu parler de moi, regarde le travail de Greg il est bon machin… Des trucs comme ça. Après je travaille de plus en plus aussi, pas uniquement sur la publicité, j’en fais de temps en temps mais je suis sur une thématique et j’ai un positionnement quand même un peu niché. Ce n’est pas du marketing grand public pour tout le monde. Il faut vraiment s’intéresser au truc. De toute façon je ne vais jamais avoir une audience de 50 000 ou 70 000 personnes. Donc forcément tu vois la publicité je ne vais pas en faire toute l’année. Parce qu’il n’y a simplement pas assez de monde à toucher. Donc, je fais des campagnes de publicité par période, et puis quand je vois qu’elles commencent à de moins en moins fonctionner, parce que j’ai un peu fait le tour de toutes les personnes que je peux récupérer. À côté de ça par contre je vais beaucoup plus travailler pour toujours montrer que la qualité du travail elle est là, et beaucoup travailler de façon à obtenir de la crédibilité, de la recommandation de la part des autres. Par exemple là tu vois, je réponds à une interview de toi. Bah il y a des personnes qui ne me connaissent pas qui vont écouter cette interview et qui vont se dire ce gars il a l’air sérieux, ses conseils ont l’air pertinent je vais jeter un coup d’œil. Bah tu es toujours beaucoup plus convaincu et plus à même d’acheter chez quelqu’un que tu as écouté par exemple pendant une heure, pas juste quelqu’un que tu découvres via une publicité et qui te fait une belle promesse. Tu vois, le fait de te faire interviewer, tu te retrouves avec de l’approche sociale et de la crédibilité. Et si on t’interviewe déjà c’est qu’a priori tu es digne d’intérêt. C’est qu’il y a des raisons, que si on t’interviewe ce n’est pas par hasard. Et si l’interview est pertinente, bah voilà, la personne qui t’a écouté va être beaucoup plus convaincue que si elle t’avait découvert parce que tu as fait une pub. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de pub. Je dis juste que moi je vais beaucoup plus chercher à travailler pour avoir donc de l’approche sociale, des personnes connues sur ma thématique qui me recommande par exemple. Parce que tout de suite ça donne confiance aux gens.

Nassim Amisse : Maintenant que j’y pense, je pense que j’avais redécouvert ton blog, parce qu’André Dubois de TraficMania avait parlé de toi quelque part. Et je me suis dit tien… André c’est quelqu’un que j’aime bien, que je suis généralement. Je me suis dit tien s’il parle de ce Greg c’est que ça doit être digne de confiance.

Gregory Lagrange : Alors, ça forcément c’est une des choses les plus difficiles à faire en marketing, c’est normal surtout quand on débute. Mais bon il y a des techniques, c’est toujours la même chose. Mais tu vois la différence qui se passe en termes de confiance et d’autorité pour les gens qui ne te connaissent pas encore quand tu fais ça. C’est exactement comme si quelqu’un de te famille ou un de tes meilleurs amis te recommande d’aller heu… Je vais reprendre l’exemple de la voiture, je ne sais pas ce que j’ai avec les voitures aujourd’hui. Mais je ne sais pas tu es nouveau dans une région tu as besoin d’un garagiste par exemple, ou d’un plombier. Tu vois que tu vas forcément plus faire confiance à quelqu’un qui t’a été recommandé par quelqu’un en qui tu as confiance, quelqu’un que tu connais, que de simplement faire une recherche sur Google et de chercher un plombier dans l’Aude au hasard. Bah c’est exactement le même type de principe qu’il faut arriver à appliquer sur internet avec le temps.

Nassim Amisse : Forcément ça doit mettre du temps cette histoire.

Gregory Lagrange : Ouais. Mais après avec les bonnes techniques, il y a des moyens un petit peu de hâter ça, et de faire en sorte que les… J’avais créé une formation il n’y a pas longtemps pour montrer les meilleures techniques là-dessus. Je ne vais pas refaire la formation ici ce sera trop long quoi. Mais il y a des techniques quelque part pour forcer un peu ceux qui ont déjà de l’audience, qui sont déjà reconnus, qui ont déjà de l’autorité, en qui les gens ont confiance pour faire en sorte qu’ils parlent de toi. Et après le meilleur moyen honnêtement, au-delà de ces techniques pour raccourcir un peu le processus, c’est simplement d’être bon dans ce que tu fais. Si tu es bon, ça finit par se voir. Moi au tout début où j’ai lancé lifestylers, ce n’est pas pour me citer en exemple ou de la prétention, c’est pareil pour tout le monde, c’est juste pour citer un exemple que je connais bien. Au début je partageais du contenu tous les jours, tous les jours, tous les jours. Pas dans la forme actuelle sous forme de mailing comme je le fais parce que je ne connaissais pas cette technique à l’époque. Mais à force de publier tous les jours, tous les jours, bah tu as des gens qui tombent dessus. Et tu as des gens qui avaient une grosse audience à l’époque qui m’ont mis en avant sans que je ne leur demande rien du tout. Sans même que je les connaisse, sans même que je n’aie jamais interagi avec eux. Ils avaient simplement trouvé mes trucs, ils avaient trouvé ça bon et ils l’ont partagé avec leur audience. C’est comme ça que j’ai commencé à me faire connaître. Et puis après bah… À partir du moment où tu fais un truc qui est qualitatif, où tu montres bien que tu comprends mieux les gens et leur problématique que les autres, que tu leur donnes des bons conseils, que tes trucs sont intéressants, ils ne sont pas trop chiants, tu mélanges des trucs intéressants avec des trucs un peu divertissants qui change de ce qu’ils voient partout, pour rendre tes trucs encore plus accrocheurs. À force, je ne te dis pas qu’il faut faire que ça, et ne pas mettre de l’effet de levier comme avec de la publicité pour obtenir des résultats plus rapidement. Mais le truc qui va le plus t’aider ça reste quand même toi.

Nassim Amisse : C’est comme une personne qui s’intéresse au référencement naturel et qui va voir ce que recommande Google, bah le conseil que cette personne va trouver c’est : Ne vous occupez pas des techniques, occupez-vous du fond. Une fois que vous aurez le fond, bah le reste ça vient tout seul.

Gregory Lagrange : C’est exactement ça. Le meilleur moyen d’être bien référencé avec un article sur Google, tu cherches à être positionné sur tel mot-clé ou tel truc que les gens tapent, c’est que ton contenu, les gens y passent du temps. Ils vont passer du temps sur la page, Google va le remarquer, il va se dire, ah si les gens passent du temps sur cette page-là, pareil sur YouTube avec les vidéos, c’est que le truc, il doit être bien. Sinon, les gens ne resteraient pas. Donc, rends tes trucs intéressants et qualitatifs et tu seras forcément récompensé d’une manière ou d’une autre. Et une fois que tu fais ça et que tu sais faire ça, là c’est intéressant de mettre… Voilà, de passer à la vitesse supérieure, de commencer à faire de la publicité, de commencer à chercher plus de gens. Parce que déjà tu as su arriver au point où tu te rends compte que ton truc, il est bon. Tu commences à avoir des gens qui s’inscrivent à ta liste parce que tes conseils sont pertinents, tes contenus intéressants. Tu commences à avoir des gens qui recommandent tes trucs, qui t’envoient des mails, qui te remercient etc. Tu commences à faire des ventes. Là ça devient intéressant d’utiliser un multiplicateur comme la publicité pour toucher de plus en plus de monde. Mais à quoi bon t’intéresser au multiplicateur quand tu as encore du 0. Tu peux faire du 0 fois 1000 ça te fera toujours du 0. Non. Cherche à passer de 0 à 1, puis à 2, puis à 10. D’abord. Et après voilà, t’accélères.

Nassim Amisse : Je pense que parmi ceux qui te suivent et ceux qui te contactent des fois pour demander tes conseils, tu dois avoir une partie de personnes qui viennent de lancer leur blog ou qui vont lancer leur blog. Et tu as dû en voir pas mal qui se cassent ou qui se sont cassé la figure. Il y a sans doute des milliers de moyens pour se casser la figure en blogging, mais c’est quoi le truc que tu vis le plus souvent ? Où est-ce que les gens se ratent systématiquement ?

Gregory Lagrange : Manque de travail sur la connaissance de leurs clients idéaux déjà. Forcément voilà, je leur (Mauvaise audition 42:20), mais c’est tellement important. Si tu ne connais pas les gens et ce qui leur pose problème, ce qu’ils ont déjà essayé, pourquoi ça n’a pas fonctionné pour eux, ce qui les intéresse, ce qui ne les intéresse pas, ce qu’on leur a trop promis et qui ne les attire pas, ce que font tes concurrents, enfin bref tout ça. Je pourrai développer pendant des heures, ça serait un peu long. Si tu ne connais pas ça déjà, ça va être difficile de savoir quoi leur vendre et comment. Après, une autre erreur, c’est de faire tout simplement la même chose que tout le monde. Ou de chercher à plaire à trop de gens. En se disant, bah voilà si je suis un généraliste en quelque sorte, si je parle un peu de tout et de rien, surtout d’un peu de tout, il y a forcément des gens qui vont s’intéresser dans le lot, à ce que je fais. Non, c’est la pire erreur. Il vaut mieux approcher son projet comme un spécialiste. Chercher à s’intéresser à moins de gens, mais être perçu comme le leader, le numéro un, le spécialiste, l’expert, ce que tu veux. Sur ton domaine à toi. C’est bien plus simple. C’est comme on va naturellement comprendre qu’un neurochirurgien il est beaucoup plus booké, c’est beaucoup plus dur d’avoir un rendez-vous avec lui et c’est normal qu’il coûte beaucoup plus cher qu’un médecin généraliste. C’est exactement la même chose. Mieux vaut chercher à maîtriser à fond un petit domaine. C’est le travail du positionnement, c’est aussi beaucoup plus simple pour te faire découvrir, te faire connaître si tu es le spécialiste sur un domaine, même s’il est plus petit. Moi par exemple la persuasion, le copywriting ou je ne sais quelqu’un qui… Voilà tu prends n’importe quel domaine. C’est possible de découper un petit peu ta thématique et de ne parler que de ça. On en tout cas de te présenter comme un spécialiste là-dessus. Ça ne t’empêche pas de parler un petit peu des sujets connexes dont ils ont aussi besoin. Mais au moins tout de suite les gens se disent ah ouais, lui, ce gars-là ou cette nana-là, vraiment il s’y connaît sur ce truc-là, moi j’ai besoin de ce truc-là. Tout de suite ça te permet de ressortir du lot et de te faire connaître plus facilement. Après au-delà de ça, ce sont des gens qui ne sont pas sérieux quelque part. Ils ne vont pas assez se former, ils ne vont pas assez travailler, ils ne vont pas être réguliers, ils ne vont pas considérer finalement leur activité comme ce que c’est vraiment, c’est-à-dire un business. Ce n’est pas parce que c’est sur le web et que tu peux te lancer en 2 minutes en achetant un nom de domaine, et en montant un blog WordPress en 2 cliques que ça n’implique pas de considérer ça comme une vraie activité sérieuse quoi.

Nassim Amisse : Ça me fait penser à un truc. Des fois pour pouvoir vendre en ligne, il faut quand même pouvoir montrer qu’on a une expertise supérieure à la personne qui est en train de d’avoir la (Mauvaise audition 45:19). Donc on peut lui être utile d’une certaine manière. Mais souvent il y a des personnes qui ne font même pas l’effort qu’acquérir cette expertise. Alors, ce n’est pas forcément être l’expert de l’année, mais ce n’est pas non plus balancer n’importe quel contenu moyen, généraliste, pas du tout adapté aux besoins de la personne. Et se dire que voilà, dans le tas il y a une personne qui va accrocher à mon contenu bidon et qui va cliquer sur le lien de mon produit.

Gregory Lagrange : Ah ouais. Ça, ça ne marcherait que si tu étais la seule personne sur ta thématique à proposer ça. Le problème c’est que créer du contenu et proposer du contenu ou vendre des trucs que tous les autres ont aussi. C’est ce qui est plus facile. Tu lis les contenus des autres, tu achètes les formations des autres et tu refais la même chose. Mais forcément si tu proposes la même chose que les autres, pourquoi beaucoup de gens ont envie de lire tes trucs, de te suivre et d’acheter chez toi ? Non, il n’y a aucune raison. Forcément bosser sur le web, ça implique à la fois de faire ce qu’il faut pour être bon en marketing, savoir convaincre, savoir vendre, savoir monter une audience. Voilà, des trucs dont on a besoin. Mais ça implique aussi de travailler sur ses compétences de base.

Nassim Amisse : Ouais, c’est le cœur du truc

Gregory Lagrange : bah ouais. C’est pour ça que je suis aussi rentre-dedans très souvent dans mes messages ou dans ce que je dis, par rapport aux formateurs en marketing qui ne font que vendre leur formation sur leur site pour vendre des formations en marketing. Et que pour moi ça me paraît tellement important d’aussi faire de l’accompagnement coaching, d’aussi rédiger des argumentaires de vente sur des thématiques dont j’ai jamais entendu parler parce qu’un client me fait une commande, d’aussi faire le… Voilà. Mais c’est juste mon exemple à moi. Pourquoi je le fais et pourquoi ça me paraît aussi important, parce que c’est ça qui me permet d’être meilleur en marketing et d’être pertinent. Et de proposer un contenu le plus qualitatif possible. Après le résultat, il y en a peut-être des aussi bons que moi ou des meilleurs, ce n’est pas le problème. Mais au moins tu fais ce qu’il faut pour proposer quelque chose de différent et de plus pertinent et de plus à même d’aider les gens. Quelqu’un qui lance un site sur le jardinage, s’il ne fait pas ce qu’il faut pour être un bon jardinier, s’il ne fait pas ce qu’il faut pour apprendre comment poussent tel ou tel type de végétaux et tout ce qu’il y a à faire pour avoir de beaux jardins, comment faire un contenu qui va vraiment donner envie aux gens d’acheter ? Ça va être dur. C’est pareil pour tout.

Nassim Amisse : Donc du coup, si on devait résumer les choses pour les personnes qui sont en train de lancer un blog ou qui vont en lancer un, il y a une partie où il faut bien positionner son blog et choisir une audience peut-être plus restreinte mais à laquelle on va apporter quelque chose…

Gregory Lagrange : Voilà, quelque chose d’unique. Leur apporter quelque chose d’unique. Ce qui peut être des conseils ou des types de produits ou d’offres que d’autres vendent aussi. Mais au moins avec un angle qui fait que ça se différencie.

Nassim Amisse : Et forcément cette expertise-là ou cette valeur ajoutée, c’est quelque chose qui doit se bosser, se pratiquer… Il n’y a pas de secret. Ça paraît débile quand je le dis comme ça, mais au final c’est ce qu’il faut faire.

Gregory Lagrange : Imagine que tu montes… Je ne sais pas, tu te décides de monter une pizzeria. Forcément, oui tu as une partie de marketing, ta pizzeria il va falloir que tu apprennes à choisir les bons tarifs, avoir un beau menu qui donne envie, avoir une belle devanture de ton magasin et puis à faire connaître ta pizzeria et fidéliser ta clientèle. Tu as besoin d’apprendre ça. Mais tu as aussi besoin d’apprendre à savoir cuisiner les bonnes pizzas pour que les clients soient contents et aient envie de revenir. Bah c’est pareil là. Tu as besoin d’être bon dans ton métier et puis tu as besoin de marketing pour savoir vendre plus, plus cher et à de plus en plus de monde, de plus en plus facilement.

Nassim Amisse : Et sur les compétences persuasion, copywriting, techniques de ventes, je suppose que beaucoup de personnes veulent savoir qu’est-ce qu’il faut faire pour apprendre à maîtriser ces compétences, qu’est-ce qu’il faut lire, où est-ce qu’il faut se former en dehors de ce que tu proposes toi-même et de la lecture de ton blog. Tu leur réponds quoi ? Tu as une piste ou bien tu leur dis mais, commencez par mettre les choses en pratique, prenez n’importe quel livre sur le copywriting et vous en apprendrez déjà beaucoup plus que si vous ne lisez rien. Comment est-ce que tu orientes les personnes qui ont ce type de question ?

Gregory Lagrange : Bonne question. Généralement les meilleurs livres sur la persuasion ce sont des livres qui sont en anglais malheureusement. Qui ont été rédigé d’ailleurs par des gars qui bossaient bien avant internet à l’époque du marketing direct. C’est-à-dire où il fallait rédiger des argumentaires de vente et les envoyer par la poste aux gens. Ce qui était beaucoup plus difficile. Parce que tu vois c’était déjà coûteux de faire imprimer je ne sais pas combien de truc, les poster chez les gens, de faire en sorte que les gens te lisent et en plus envoient un chèque ou commandent après. Mais c’est chez ces gens-là que tu vas découvrir les meilleurs trucs. Le problème c’est que si tu débutes, c’est un peu obscur, c’est un peu technique. Ça devient vite passionnant, parce que finalement c’est quoi, c’est… Quelqu’un qui nous écoute et qui aime bien parler aux gens, la communication, la psychologie… Tu vois, sans faire des caisses, moi j’y connais que dal en psychologie au sens…

Nassim Amisse : Universitaire du terme

Gregory Lagrange : Voilà. Par contre ça me passionne. La vente finalement c’est quoi, c’est de l’intelligence émotionnelle. C’est d’aimer les autres et d’aimer comprendre comment ils interagissent. Et finalement c’est là où on va commencer par des bouquins simples. Moi je recommande toujours le même, c’est « The Boron letters » de Gary Albert. C’est un livre en anglais, mais il se lit comme un roman et tu as toutes les bases. C’est-à-dire que tu le lis et tu appliques ça déjà, tu vas vachement progresser. Bien sûr ça ne te donne que les bases, mais des bonnes bases. Et surtout ça se lit comme un roman. Mais il y a tout dedans et ça risque vraiment de te passionner pour le truc. Le copywriting et la persuasion c’est le genre de domaine qui est passionnant. C’est-à-dire qu’en gros, plus tu comprends, plus tu t’y intéresses, bah plus tu as envie de creuser. Et plus tu creuses forcément, après plus tu es bon. C’est comme tout. Ou alors tu suis des formations par des gens qui font des trucs sur le copywriting ou la persuasion comme je propose moi. Après tu appliques un petit peu tous les jours. Au début tu ne vas pas créer l’argumentaire de vente du siècle, mais c’est normal. Comme le gars qui commence à faire des paniers au basket pour reprendre notre exemple de tout à l’heure. Mais à force d’en faire un petit peu tous les jours, de lire un petit peu tous les jours sur le sujet, ou en tout cas régulièrement tu vois. De te former régulièrement et puis bah d’essayer d’appliquer ce qu’on te montre et ce que tu apprends dans tes contenus. Bah très vite tu vas te rendre compte que ça commence à t’amener des résultats. Et si tu te passionnes après pour le truc, bah après c’est un trou noir, c’est un monde sans fin. Mais à partir du moment où tu te passionnes voilà, ça devient du plaisir. Mais il n’y a pas besoin d’avoir lu 50 livres sur le sujet ou d’avoir suivi 50 000 formations pour commencer à avoir des résultats. Mais c’est clairement le truc… Et ce n’est pas parce que je vends ça, que je dis ça, mais c’est le truc à apprendre en tout premier, en priorité. Parce que c’est ce dont tu as besoin pour toucher des nouvelles personnes, pour les convaincre que tes trucs ce sont des bons trucs, c’est pour les convaincre d’acheter. Donc voilà c’est forcément la compétence numéro une. L’avantage, vu qu’elle se base sur comment réagit le cerveau humain, de ne pas changer. C’est-à-dire ce que tu vas apprendre comme je le disais tout à l’heure, ça te servira toujours dans 2 ans, dans 10 ans. Après une fois que tu maîtrises ça, tu peux t’intéresser aux techniques, aux outils, tout ce que tu veux.

Nassim Amisse : Ouais c’est facile.

Gregory Lagrange : Voilà, c’est facile. Tu prends la publicité Facebook, tu as beau être une burne, rien ne connaître aux algorithmes, aux façons de cibler machin. Si déjà tu es capable de créer une publicité avec un texte, qui va vraiment susciter la curiosité des gens et leur montrer, leur donner envie d’en savoir plus. Bah tu vas être capable de faire de la pub sans que ça ne te coûte un bras et obtenir des résultats. Après si tu maîtrises les ciblages et des trucs techniques, encore mieux bien sûr. Mais c’est… Savoir-faire de la pub, juste avec de la persuasion et du copywriting, tu peux y arriver. Alors que savoir-faire un pub qui fonctionne et qui vend et qui te ramène des inscrits à ta liste en ne connaissant que les trucs techniques sur le gestionnaire publicité Facebook, ça ne te servira à rien. Parce qu’il te manquera la partie persuasion.

Nassim Amisse : Ouais, les exemples on peut en trouver des tonnes, mais c’est comme celui qui veut devenir footballeur professionnel, il commence par s’acheter une belle tenue, alors qu’au final quand tu sais jouer au ballon, le reste ça vient.

Gregory Lagrange : Voilà.

Nassim Amisse : Ça fait quand même un petit moment qu’on papote, et je t’ai posé à peu près la moitié des questions que je voulais te poser, peut-être qu’on va garder certaines questions pour une autre fois…

Gregory Lagrange : Bavard

Nassim Amisse : Oui, oui mais je… Mais des gens bavards comme toi on en redemande.

Gregory Lagrange : bah c’est gentil. Non bah envois en une petite autre ou je vais essayer de faire plus court…

Nassim Amisse : J’ai peut-être juste 2 questions par rapport à l’évènement que j’organise sur mon site web en rapport avec l’affiliation et comment réussir à faire de l’affiliation. Forcément ça intéresse beaucoup de monde encore aujourd’hui. Donc j’ai 2 petites questions à te poser, tu me dis est-ce que ça t’inspire. Donc, d’après toi qu’est-ce qui distingue ceux qui réussissent en affiliation de ceux qui ne réussissent pas du tout ? Ça, c’est la première question. Je te donne la 2e comme ça, tu pourras…

Gregory Lagrange : Attends, je réponds à la première je pense que ça va être plus simple. C’est exactement tout ce dont on a parlé depuis le début de l’interview. Tu as des gens, ils vont se dire… Je vais juste donner un exemple et ça va être clair je pense. Il y a des gens, ils vont se dire, ouais vu que je n’ai pas envie de créer mon propre produit, ou je ne sais pas comment faire, je vais vendre les produits des autres. Et du coup, ils vont se dire ça va être facile parce que les produits sont déjà là. Bah non. Le truc c’est que si tu fais juste des contenus moyens parce que tu ne connais pas trop la personne qui peut être intéressée pour acheter ce produit-là, leur problème, pourquoi ils auraient intérêt à l’acheter. Bah tu vas faire des contenus moyens et tu vas faire un vulgaire lien genre, regarde ce truc-là c’est génial. Mais ça ne va pas donner envie aux gens d’acheter ce truc-là. Si tu connais… Pour bien cartonner en affiliation, il faut connaître le produit aussi bien, si ce n’est mieux que si c’était toi qui l’avais créé. Donc, ne pas hésiter à prendre du temps là-dessus, pour savoir trouver les arguments. Savoir quel problème ça résout, qu’est-ce que ça va changer pour les gens qui l’achètent et qui l’utilisent. Faire ce qu’il faut pour bien connaître les gens qui peuvent être intéressés par ce produit-là tout ça. Toute cette démarche dont on a parlé depuis le début de notre conversation. C’est ça qui va te permettre de savoir à qui proposer cette offre-là en affiliation, quoi dire pour la vendre et comment ?

Nassim Amisse : Ok, ok. Je pense qu’il va falloir écouter toute l’interview parce que c’est vraiment super, super-riche pour aider les gens à s’en sortir si les personnes souhaitent faire de l’affiliation.

Gregory Lagrange : Ouais, ouais. Bah de toute façon tout ce dont on a parlé, c’est ce que j’ai constaté moi après des années et des années à accompagner énormément d’entrepreneurs. Que ce soit via les formations que je vends ou en coaching. Ce sont des trucs tout bêtes, mais qui ne font pas forcément plaisir à entendre parce que ça demande un minimum de travail. Mais voilà, les raccourcis, le côté ça devient facile, ça ne vient qu’après ça. Tout ce qu’on voit aujourd’hui ce sont les fondations en fait. Comment avoir les fondations pour que ta maison elle ne se casse pas la gueule et puis que tout soit facile après que tu ais vraiment une belle baraque.

Nassim Amisse : Ok. Et du coup la 2e question que j’avais, tu vas me dire là aussi qu’est-ce que ça t’inspire. Est-ce que toi-même tu as testé… Alors tu as dû tester ou appliquer plein de choses, mais est-ce que tu as mis en place une stratégie ou une astuce ou quelque chose qui a donné des résultats particulièrement bon et que tu pourrais peut-être conseiller ?

Gregory Lagrange : En rapport avec le fait de vendre des produits en affiliation ?

Nassim Amisse : Absolument.

Gregory Lagrange : bah la meilleure méthode que je connaisse, c’est un petit peu le principe de tout ce que je fais. C’est exactement ce que je fais sur lifestylers, c’est exactement ce que je fais pour le marketing de mes clients, ce que je recommande à mes clients, c’est simplement envoyer des mailings qui sont à la fois intéressants et divertissants. Et qui vont faire du teasing pour donner envie d’acheter le truc derrière. J’ai testé plein de systèmes marketing parce que c’était mon taf forcément. Notamment quand toi tu bosses pour des clients qui visent des gros chiffres d’affaires et que tu cherches à améliorer leurs résultats, tu testes plein de trucs. Mais finalement un produit en affiliation c’est exactement la même chose que si tu vends ton propre produit, que tu vendais de l’accompagnement, un évènement, un produit physique ce que tu veux. Le but c’est de parler aux gens de leur vie, de leur problème, de comment les résoudre, comment obtenir les… Voilà ça va être la même chose. C’est simplement trouver les arguments pour leur donner envie, pour leur montrer que le produit va vraiment les aider ou que c’est le truc dont ils ont besoin. Il n’y a pas de recette magique quelque part. Tu fais des belles campagnes d’affiliation, moi sur lifestylers j’en fais très peu parce que je ne mets jamais en avant d’outil externe que je ne recommande pas, ou je ne vends pas les produits des autres, voilà. Mais pour mes clients ça arrive de temps en temps qu’on fasse des campagnes d’affiliation soit pour des formations de leur partenaire, soit pour des produits divers et variés. Les schémas de vente et de persuasion en marketing finalement c’est exactement la même chose.

Nassim Amisse : Écoute, ceci est une très bonne réponse. Et ceci vient conclure un interviewé qui dure depuis 1 heure de temps maintenant. Je ne veux vraiment pas abuser, on pourrait rester… Je pourrais rester en tout cas des heures à discuter avec toi…

Gregory Lagrange : Ouais, les interviews c’est toujours long. Mais c’est vrai qu’au-delà d’une heure, c’est un petit peu dur pour les gens tout simplement.

Nassim Amisse : Voilà. Donc 2 choses. D’abord un méga grand merci pour avoir accepté, pour tout ce que tu as partagé.

Gregory Lagrange : Bah un méga grand plaisir.

Nassim Amisse : Et puis la 2e chose, je voulais la partager avec tout le monde, c’est que faire des interviews c’est quand même un exercice super sympatoche parce qu’on est les premiers exposés à des discussions de qualité avec des personnes qui font du super boulot en ligne. C’est un peu comme le journaliste sportif qui pose des questions aux stars de foot. Donc quelque part je suis content d’avoir pu discuter avec toi, je suis privilégié. Ça c’est génial les interviews pour ça.

Gregory Lagrange : Mais soit dit en passant, c’est une très bonne technique pour se faire connaître et créer son audience. Si tu fais une interview… Si tu lances un site sur telle thématique, et que tu décides d’interviewer les gens qui sont déjà plus connus, possible déjà qu’ils partagent l’interview si elle est bien…

Nassim Amisse : Je croise les doigts.

Gregory Lagrange : Du coup ça te fait connaître auprès de l’audience de ces personnes-là. On verra, on verra… Mais aussi si tu es particulièrement pertinent, que tu transformes le truc… Alors c’est un peu avancé mais c’est de transformer ça en discussion, mais de savoir montrer par moments sans piquer trop la parole à la personne que tu interviewes forcément. Rien que par la qualité des questions ou la façon dont tu vas pouvoir amener les sujets et faire évoluer la discussion, tu peux montrer aussi que bah finalement toi tu es intéressant, si tu le fais bien. Et que ça vaut le coup de regarder tes trucs. Donc c’est aussi un moyen de se faire connaître. En plus d’être hyperplaisant d’apprendre des trucs ou d’apprendre à connaître des gens dans ton domaine avec qui tu peux peut-être bosser, faire des partenariats dans le futur. Ce n’est pas mon cas parce que je suis un fasciste là-dessus. Je n’en fais pas mais, dans la plupart des thématiques c’est un bon moyen de le faire.

Nassim Amisse : Ben du coup je vais avoir la boule au ventre en attendant de voir si tu vas accepter de relayer cette interview ou pas.

Gregory Lagrange : Ne te fais pas du mal, ça ne sert à rien. Généralement je partage les interviews.

Nassim Amisse : Ok super. Bah Greg, je pense que je t’ai dit merci 3 ou 4 fois déjà dans cette interview, mais je ne trouve pas autre chose à te dire.

Gregory Lagrange : bah c’est gentil, merci à toi pour l’invitation.

Nassim Amisse : Allez, à très bientôt. Tchao.

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