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Comment gagner un salaire de cadre sur 5euros.com – Interview de Guillaume Guersan

Non il ne s’agit pas d’un titre “putaclic” 🙂

J’ai eu le plaisir dernièrement d’interviewer  Guillaume Guersan (Guillaume Guersan.com), consultant freelance en marketing digital.

J’ai découvert Guillaume en m’inscrivant sur la plateforme 5euros.com. J’ai rapidement remarqué en passant un peu de temps sur le site que Guillaume était un des meilleurs vendeurs !

Il a récemment quitté son job pour se consacrer à 100% à ses activités en freelance.

J’ai tout de suite pensé à vous 🙂

Du coup, je me suis dit que ça serait bien d’avoir un retour d’expérience de Guillaume sur BosseChezToi.com.

Guillaume a gentiment accepté ma demande d’interview.

Encore une fois, le titre “Comment gagner un salaire de cadre” n’est pas un titre “putaclic”.

Tout vous sera expliqué dans l’interview 😉

Ps: cet article vous intéressera peut être : Comment gagner de l’argent en vendant des micro-services sur 5euros.com

Dans cet interview vous allez découvrir…

  • Qui est Guillaume et quel a été son parcours.
  • Comment est-ce qu’il a réussi à cumuler ses activités de freelance avec son job.
  • Comment est-ce que son chiffre d’affaires a évolué et comment il a quitté son job.
  • Ses meilleurs conseils pour réussir en tant que Freelance.

Un beau programme… qui devrait vous donner des idées 🙂

Les prestations de Guillaume

Vous trouverez ici l’ensemble des prestations de Guillaume.

Interview de Guillaume Guersan – Enregistrement

Un seul clic vous sépare à présent de l’interview 😉

Interview de Guillaume Guersan – Retranscription

Nassim Amisse : Bonjour Guillaume

Guillaume Guersan : Bonjour

Nassim Amisse : Alors écoute, bah c’est le protocole, je tiens à te remercier d’avoir accepté de participer à cette interview…

Guillaume Guersan : Avec plaisir

Nassim Amisse : Je tiens aussi à te remercier d’avoir accepté de le faire un 1er mai, même si l’interview sera diffusée un peu plus tard. Et je… Peut-être cette fois-ci pour dévier au protocole, je ne vais pas te demander de te présenter, mais je vais essayer de la faire. Essayer de voir si j’ai bon, si j’ai faux sur ce que j’ai pu lire te concernant. Ça te va ?

Guillaume Guersan : Ouais c’est parti. Ça me va très bien.

Nassim Amisse : Ça marche. Donc, originaire de la région parisienne. C’est correct ?

Guillaume Guersan : C’est correct.

Nassim Amisse : Tu vis à Rouen. On est bon aussi ?

Guillaume Guersan : C’est très bon

Nassim Amisse : Tu ne mets pas ça beaucoup en avant mais si j’ai compté tu dois avoir dans les 27-28 ans ? Quelque chose comme ça.

Guillaume Guersan : C’est ça, exactement. Pile poil.

Nassim Amisse : Voilà. Fan de foot, ça, on en parlait un peu avant.

Guillaume Guersan : Ce n’est pas faux

Nassim Amisse : Et tu es un geek. Alors maintenant les geeks je pense qu’il y en a des centaines de million sur la planète, il n’y a plus rien d’original à ça, mais ce qui est intéressant dans ton parcours c’est que cette passion pour l’informatique on va dire, ça a eu une grande influence sur ce que tu fais aujourd’hui…

Guillaume Guersan : Tout à fait

Nassim Amisse : Notamment tes études, tu as fait des études d’informatique. Mais peut-être avant même les études, tu as commencé à créer tes propres sites internet. Et c’est comme ça un peu que tu as découvert tout ce qui concerne le monde du web et notamment tout ce qu’il fallait faire pour faire connaître un site web, pour peut-être convertir les visiteurs en abonnés, optimiser les ventes et tout ce monde du marketing internet.

Guillaume Guersan : C’est tout à fait ça.

Nassim Amisse : Voilà. Tu vois, j’ai quand même essayé de bosser le truc avant de…

Guillaume Guersan : Ah ben là, c’est un vrai travail de journaliste.

Nassim Amisse : Voilà.

Guillaume Guersan : Tu n’as rien à envier. Je te donne ta carte de presse.

Nassim Amisse : bah je te remercie. Et du coup en préparant cette interview, j’ai pu découvrir un terme que je ne connaissais pas, je l’avoue : slasher. Alors, du coup moi je connais la définition, mais comment est-ce que tu définis toi un slasher.

Guillaume Guersan : Moi, pour être tout à fait franc, c’était un terme que je ne connaissais pas non plus. Mais bon, c’est quelque chose que j’ai découvert il y a quelques mois, c’est quelqu’un qui m’en avait parlé. En fait, un slasher c’est une personne qui a tout simplement 2 activités. Donc en fait, potentiellement, on est tous plus ou moins slasher au moins à un moment donné dans notre vie. Mais ça peut être quelqu’un qui a 2 métiers différents, qui travaille en indépendant ou quelqu’un qui est salarié et qui a une petite activité à côté. Alors on parle d’activité rémunérée, mais bon dans le principe quelqu’un qui travaille et puis qui fait du bénévolat à côté, c’est potentiellement un slasher parce que ça reste quand même une activité assez professionnelle qui lui prend du temps. Donc en fait, moi j’ai réalisé une grande partie de mes études en alternance. C’est-à-dire que j’étais salarié du lundi au vendredi ou alors en cours de temps en temps. Mais en parallèle de ça, à cette époque j’avais besoin de… Déjà d’arrondir un peu les fins de mois, parce que quand on est en alternance, tu es payé le SMIG. C’est bien déjà par rapport à un étudiant classique qui n’a aucun salaire. Mais bon, je voulais aller plus loin et du coup j’ai découvert un peu des plateformes qui me permettaient de travailler à côté avec les horaires que je voulais, le soir et le week-end. Et donc, je me suis mis à proposer mes services, mes modestes services en tout cas à l’époque, sur internet. Et bon, c’est quand même pas mal de temps après que j’ai pu mettre un terme dessus et du coup me définir comme slasher à l’époque.

Nassim Amisse : bah écoute, ça fait une superbe bande-annonce pour tout ce qui va suivre. Parce que je t’ai découvert il y a une année de ça environ. Pour préparer du contenu sur mon site bossecheztoi.com j’étais en train de faire le tour des plateformes types 5euros.com, c’est comme ça que je t’ai découvert. En remarquant que tu faisais partie des meilleurs vendeurs de la plateforme, donc ça m’a tout de suite interpellé. Je me suis dit tien ça serait quand même intéressant qu’à un moment ou à un autre je discute avec ce type histoire de… Voilà qu’il partage ses expériences avec les lecteurs de mon blog. Et puis un peu plus tard, j’ai pu voir à quel point les services que tu proposais étaient supers biens présentés, détaillés et… D’ailleurs j’avais commandé un ou deux trucs. Donc on va creuser un peu tous ces sujets ensemble. Mais je voulais savoir, comment est-ce que tu es tombé dans le monde du freelancing ? Comment est-ce que tu as eu tes tout premiers clients ?

Guillaume Guersan : Ouais, en fait moi au tout départ, avant même de découvrir les plateformes, je créais des sites sur WordPress notamment et mes tout premiers clients en fait je les ai cherchés sur leboncoin. C’est-à-dire que, sur leboncoin, tu as une catégorie service dans laquelle tu peux présenter ton service. Donc, un peu comme sur les plateformes en vérité. Voilà je mettais : Je peux créer votre site vitrine avec des pages etc. Et aussi il y a des gens qui peuvent faire une demande de service. Et puis bah sur leboncoin, il y a des gens, je ne sais pas si aujourd’hui ça le fait encore, mais qui demandent, qui cherchent… Voilà, je cherche quelqu’un pour créer mon site, ou mon logo, des choses comme ça. Du coup je répondais aussi à des « appels d’offres ». Donc c’est souvent des particuliers ou des petits commerçants, quelqu’un qui a une maison d’hôte ou quelque chose comme ça. Et mes tout premiers clients je les ai découverts comme ça. Et en fait, de fil en aiguille parfois, j’avais besoin, pour répondre aux besoins de mes clients, de sous-traiter certaines choses que je ne maîtrisais pas tout simplement. Et du coup j’ai cherché sur internet potentiellement d’autres freelances on va dire, qui proposaient des services, par exemple pour un référencement. Parce qu’à l’époque, je ne proposais pas tout ce qui était création de backlinks. Et j’ai découvert la plateforme internationale Fiver. Donc, là le concept de Fiver dont tu vas sans aucun doute parler, c’est un service qui démarre à 5 dollars, ensuite tu peux ajouter des options. Tout se passe en anglais sur cette plateforme, parce que c’est souvent des travailleurs, soit américains, soit de toutes les nationalités du monde en fait. Je crois que toutes les nationalités doivent être représentées et du coup bah, tout se passe en anglais sur ces plateformes-là. Le problème, moi à l’époque je n’étais que client sur cette plateforme-là et puis bon, je ne me sentais pas à l’aise de proposer mes services en anglais, en plus il y avait une énorme concurrence, parce que c’était déjà une plateforme hyper connue. Et en fait un peu par hasard, en cherchant sur Google des plateformes comme ça potentiellement qui pouvaient être en français, ben j’ai découvert la plateforme 5euros.com qui est tout simplement vraiment l’équivalent français de cette plateforme-là. Et puis de toute façon ils se sont inspirés de Fiver pour créer 5euros. Ils se sont dit, sur Fiver, ce n’est pas forcément adapté au marché francophone, donc on va créer notre plateforme adaptée au marché francophone quoi. En sachant que le marché francophone ça représente quand même pas mal de monde. Et puis bah c’est là que j’ai décidé en découvrant la plateforme à l’époque… Moi quand je l’ai découverte il y avait déjà du monde, mais je sentais que ce n’était pas non plus… Qu’il y avait une place à se faire quoi. Et du coup bah j’ai décidé de m’inscrire et puis de proposer mes premiers services.

Nassim Amisse : Ok

Guillaume Guersan : Donc en fait j’ai découvert le freelancing on va dire comme ça quoi.

Nassim Amisse : D’accord. Et tout en bossant en parallèle.

Guillaume Guersan : bah c’est ça. C’était le gros avantage justement parce que, quand je trouvais mes clients par leboncoin, on parlait par téléphone, il fallait s’appeler, il fallait qu’on se donne des rendez-vous. Moi je vivais dans un petit studio donc, c’était un peu compliqué de les accueillir chez moi, donc on se retrouvait au Mac Café du centre-ville. Bon, ça me prenait du temps le samedi, à échanger, à discuter etc. Surtout qu’à l’époque je vendais mes services pas très chers parce que je n’avais pas beaucoup d’expérience. Donc c’était un peu compliqué. Et en fait le gros avantage de cette plateforme-là justement c’est que tout se passe par la plateforme, il n’y a pas d’échange téléphonique, de toute façon c’est interdit par les conditions générales d’utilisation de la plateforme. Ça se passe du coup par communication asynchrone. C’est-à-dire que le client peut t’envoyer un message le matin, toi tu peux n’y répondre que le soir, un peu comme par e-mail. Donc ça, c’est un gros gain de temps aussi et c’est ce qui m’a plu justement. Parce qu’avec ces plateformes-là, je me suis dit : Je peux vraiment développer quelque chose, vraiment une activité avec un revenu on va dire fixe quoi, qui va pouvoir revenir tous les mois sans pour autant me prendre du temps. Parce que finalement un e-mail ou un message tu peux y répondre même au travail à la pause-café ou dans les transports, travailler le soir et le week-end selon ton emploi du temps. C’est ce que j’ai trouvé génial.

Nassim Amisse : Ok, et ça fait combien de temps que tu es sur cette plateforme ?

Guillaume Guersan : Alors du coup, ça va faire maintenant… Vu qu’on est en 2019, ça va faire à peu près 4 ans que je me suis inscrit en tant que      vendeur. Si je ne me trompe pas, c’est ça, c’était à l’été 2015 que je me suis inscrit. Donc, là on est en 2019 ça va faire bientôt 4 ans.

Nassim Amisse : D’accord. Alors, je sais que tu en parles de temps à autre sur tes publications, que ce soit sur le blog de 5euros.com, sur ton propre blog guillaumeguersan.com, coté revenu, ça a évolué comment au fil des années ? Je te pose cette question parce que je me mets à la place de ceux qui doivent nous écouter, qui doivent se dire tien, cette histoire de 5euros c’est sympa. Est-ce que ça a du potentiel ou pas, bon là ça va dépendre des activités et des compétences de chaque personne, mais la dimension temporelle est aussi intéressante parce que ça entre peut-être en jeu avant d’arriver à avoir quelque chose de satisfaisant.

Guillaume Guersan : Non mais tu as raison. Ça, c’est une question assez récurrente. J’ai quand même assez souvent des gens qui viennent me demander 5euros comment ça se passe, comment moi j’ai fait et qui me posent à peu près la même question que toi. Effectivement c’est une question vraiment pertinente parce que quand on parle de 5euros.com on se dit : Bon bah, il va falloir que je trouve un service à vendre à 5euros. Mais on a un peu du mal à vraiment avoir de la visibilité sur combien est-ce qu’on peut gagner par mois. En vérité, sur 5euros il y a un peu des paliers. C’est-à-dire qu’au début, c’était vraiment un complément de revenu. Au bout de quelques mois quand même l’activité… Puisque les premiers mois, c’est un peu mort, il n’y a pas beaucoup de ventes, il faut se faire un peu sa place. Mais au bout de quelques mois, au bout de 6 mois, on peut commencer à se faire quelque chose d’assez fixe. Je pense que j’étais arrivé à 300 € par mois à peu près. Donc moi ce qui était bien, je cherchais un complément de revenu, j’étais payé au SMIG donc avoir 300 € de plus par mois c’est quand même déjà hyper cool. Et puis après on va dire, c’est un peu en escalier. C’est-à-dire c’était 300 €, 400 €, 250 €, 500 €, des super mois à 600 ou 700 € et puis ça redescendait. Et ensuite on passe un peu le palier des 1 000 €. On peut atteindre le palier de 1 000 € par mois, en se faisant un SMIG par mois, sur 5euros par mois. Et là c’est pareil, un peu en escalier, c’est resté fixe à peu près autour de ses 1 000 € là, durant quelques mois quoi. Et ensuite, une fois qu’on a dépassé le palier des 1 000 €, finalement je pense que pour moi c’est le plus compliqué. Une fois qu’on a réussi à faire ses 1 000 € par mois sur plusieurs mois, sur 5euros.com, après ça peut vite monter crescendo quoi. Et alors là après j’ai eu des paliers à 3 000 €, à 5 000 ou 6 000 € et puis aujourd’hui j’arrive sur 5euros.com à faire en moyenne sur les derniers mois 9 000 € de chiffre d’affaires. Je parle bien de chiffre d’affaires parce que je suis autoentrepreneur. Quand on gagne, 200 ou 300 € on peut rester un peu en mode particulier, mais quand on arrive à certaines sommes, il faut quand même avoir un statut, il faut payer des charges etc. Qui sont d’à peu près 22%. Ce qui représente quand même un très bon revenu. Mais voilà sur 5euros c’est vraiment… Et ça, je parle du coup de ça sur 4 ans. Donc c’est-à-dire que là où on peut s’essouffler, c’est que parfois, on peut être un peu frustré de se dire le démarrage est un peu lent, et puis on veut aller vite. Et en fait, on ne peut pas aller vite. Il n’y a pas de solution miracle même si, c’est quand même quelque chose que j’ai constaté chez tous les vendeurs, selon ce qu’on vend ça va plus ou moins vite, mais il y a quand même cette notion de palier quoi. Il y a vraiment cette notion de palier. Par contre ce qui est vraiment top sur 5euros, ça c’est pareil, moi j’ai amené des gens sur la plateforme qui sont devenus vendeurs et qui ne vendent pas du tout le même type de services que moi, on est tous unanime pour dire que ce qui est super sur 5euros, c’est que c’est assez fixe. C’est-à-dire qu’arrivé à un moment donné, je sais à peu près combien je vais gagner le mois prochain. Et ça pour une activité d’indépendant, c’est très compliqué. Quand on vend ses prestations un peu en mode consultant normal, qu’on vend des prestations hyper chers, 5 000 € pour une semaine de travail des choses comme ça, finalement on n’a pas trop de visibilité sur le mois prochain. Parce qu’on sait que les clients vont être durs à aller chercher quand même. Sur 5euros, ce qui est top, c’est que finalement on a à peu près la même tranquillité d’esprit qu’un salarié, d’avoir quasiment un salaire fixe tous les mois. Et ça baisse peu. Il peut y avoir des moments de creux, l’été, comme toute activité. Mais encore ce n’est pas… Moi je ne l’ai pas trop ressenti sur la plateforme, mais globalement on a quelque chose d’assez fixe. Et ça, c’est ce qui permet d’être vraiment serein, d’avoir un état d’esprit quand même vraiment libre pour le coup et ça, ça n’a pas de prix quoi.

Nassim Amisse : C’est intéressant ce que tu dis, c’est vrai que quand je me mets dans la peau de l’acheteur… Bon, tu choisis sur cette plateforme un peu la catégorie du truc dont tu as besoin, et puis tu as rapidement quelques tops vendeurs qui ressortent. En tout cas, tu vas spontanément regarder ceux qui ont le plus d’avis positifs, et tu vas t’orienter naturellement vers ces personnes. Si on suppose que le trafic de 5euros est stable ou augmente régulièrement, forcément tu as une partie des vendeurs qui va accaparer une partie de la demande d’une manière constante. C’est à peu près comme ça que ça fonctionne ?

Guillaume Guersan : C’est à peu près comme ça, maintenant, tout le monde a quand même sa chance. Même si c’est vrai qu’une fois que tu es installé, que comme sur toutes les plateformes tu as plusieurs avis, effectivement tu accapares beaucoup de demandes clients. Parce qu’effectivement, le classement que ce soit dans les catégories, dans les recherches, il se fait beaucoup sur le nombre d’avis positifs que le vendeur a eu. Ce qui fait que le démarrage est un peu compliqué. Mais en même temps c’est pertinent pour le client. Parce que forcément en tant que client tu préfères aller voir quelqu’un qui a déjà eu des clients qui ont été satisfaits, tu as moins de chances de te planter on va dire. Mais effectivement c’est comme ça que ça fonctionne.

Nassim Amisse : Ok. Et du coup, sur cette phase de démarrage, est-ce qu’il y a quelque chose de particulier à faire pour, peut-être pas l’accélérer, mais voilà optimiser…

Guillaume Guersan : Le plus compliqué c’est d’avoir ses premiers clients. Parce qu’effectivement, c’est ça qui est un peu frustrant mais c’est pareil dans le monde entier pour toutes les activités. Si tu vas acheter ton pain, tu vas plutôt aller à la boulangerie qui est la plus recommandée, dont tu as le plus entendu parler. Donc pour les petits nouveaux, c’est parfois un peu compliqué. Par contre quand même quand tu es nouveau, tu as quand même ta chance parce que… Notamment via les clients réguliers de la plateforme, c’est-à-dire les gens qui font toujours appel à quelqu’un pour gérer leurs réseaux sociaux, à quelqu’un pour rédiger des articles, ils cherchent toujours des gens sur 5euros, ces gens-là, quand un vendeur devient reconnu parce qu’il a beaucoup d’avis, souvent il augmente ses tarifs, il devient plus cher, il passe moins de temps à bichonner ses clients. Ce qui fait que les clients réguliers, ils sont toujours à l’affût et moi je le constate parce que je suis ancien sur la plateforme, des nouveaux, des personnes qui viennent de s’inscrire. Parce que quand quelqu’un est nouveau, on se dit, comme dans le monde du travail, il va être très motivé, il va être moins cher. Et c’est vrai, de toute façon c’est la stratégie à adopter et c’est pareil dans le monde du travail où tu peux commencer par un stage payé 500 €. Ou même tu démarres ta première expérience n’est pas très, très bien payée tu vas te défoncer à la tâche pour vitre gravir les échelons. Et du coup si tu essayes au départ de proposer des promos, c’est-à-dire que tu vas vendre des services très quali, vraiment tu vas fournir un maximum de service et en précisant que puisque tu démarres, tu fais une grosse promotion sur tes services. Ça, tu vas forcément obtenir des clients. Moi j’ai vu, j’ai accompagné des gens à se lancer sur 5euros et ça marche. Je ne dis pas que d’un seul coup, il y a 1 000 clients qui arrivent, néanmoins, il y a beaucoup de messages. Beaucoup, beaucoup de messages. Après la bonne stratégie à faire, ce n’est pas juste de fixer ses tarifs très bas, c’est mettre dans sa description les tarifs auxquels tu vendrais normalement, voilà c’est le prix que vaut tel service, mais par contre puisque je me lance, je le mets en promotion. Ce qui fait que les clients, ils ont quand même l’impression, bon c’est vrai, de commander quelque chose de qualité et que simplement ils profitent d’un bon plan promo parce que tu viens de t’inscrire. Et ça pour moi c’est la bonne méthode quand on se lance sur 5euros.com. Au début c’est compliqué, attention parce que du coup forcément on se dit, quand on regarde un peu son taux horaire de combien on gagne par heure, c’est vrai que c’est parfois un peu ridicule. Mais comme dans toute activité, tes premières références, tes premiers clients, tu es obligé de les acheter. À moins de vraiment avoir la bonne idée de service où tu es le seul à le proposer là tu peux te permettre…

Nassim Amisse : C’est compliqué

Guillaume Guersan : Mais ce qui est compliqué voilà. Mais si tu as des concurrents en face de toi, tu es obligé d’adopter ces stratégies. Je crois que toutes les entreprises, les start-up qui se lancent, même quand tu es salarié, on commence toujours comme ça. C’est un passage obligatoire qui dure, qui demande de l’effort et c’est pour ça qu’il faut être très motivé pour vraiment… Parce qu’il faut être endurant. Ça peut durer 6 mois, ça peut durer un an. Mais bon à la fin ça vaut le coup et pour moi c’est la bonne stratégie.

Nassim Amisse : bah, ça me fait penser à 2 choses. J’avais eu une interview d’Olivier Clément qui gère un blog sur l’e-commerce et qui a commencé lui aussi comme freelance. Donc dans cette interview, il donne à peu près le même conseil, même si lui ne faisait pas de freelancing via la plateforme 5euros. Mais c’était voilà, essayer de trouver quelques clients, leur faire la meilleure offre possible et leur donner ou délivrer 2 fois plus que ce qu’ils attendent. Et une fois qu’on obtient ses premières références, voilà tu as forcément une dynamique qui s’enclenche.

Guillaume Guersan : C’est exactement ça.

Nassim Amisse : Et à titre personnel, j’ai pu tester ce que tu viens de dire sur 2 projets. Un où j’avais un site web qui concernait… C’était un site de sortie, et où on ciblait volontairement quelques entreprises pour leur vendre des bannières publicitaires sur notre site. Et c’est vrai que tant que tu n’as pas de références, tu es juste un inconnu. Mais une fois que tu as une bonne et une grosse référence, on fait attention à toi. On avait fait la meilleure offre possible à l’entreprise qui avait travaillée avec nous, donc vraiment quelque chose de super, d’irrésistible. Et juste après ça, c’était super facile avec les autres. Et puis j’ai fait la même chose quand j’ai commencé à faire du coaching en ligne il y a quelque temps. Quand tu es inconnu, bah personne ne veut te faire confiance, mais si tu arrives à offrir parfois quelques sessions et que des clients commencent à te faire des retours positifs bah ça enclenche une dynamique.

Guillaume Guersan : C’est ça. Après, il faut juste que le deal soit clair dès le début. C’est pour ça que je précisais, typiquement, pour parler purement 5euros de dire que le tarif est normalement vendu à ce prix-là, mais là je vous fais une promo parce que je viens de m’inscrire et que je cherche des amis. Parce que derrière le client il va se dire, d’accord je profite de la promo, mais en échange il sait que ce qu’il ne paye pas en argent, il va devoir le payer en mettant un super avis, en prenant du temps à rédiger un super commentaire etc. Pour soutenir le vendeur s’il a été satisfait. Et bon après pour parler de manière plus générale dans la prestation de service, il y en a aussi qui n’hésitent pas à tout simplement proposer directement, je l’ai vu hein, sur les réseaux sociaux, ils contactent directement les entreprises et à proposer leurs tarifs, enfin leurs services gratuitement quoi. Dire voilà ce que je veux, mais c’est très clair dès le début, je vous aide sur tel point, tel point, tel point, c’est gratuit vous ne prenez zéro risque. Par contre évidemment il choisit des clients, il faut que ce soit de belles références ou des projets très intéressants. Mais par contre derrière en échange, je communiquerai dessus, je dirai ce que j’ai fait, je pourrai parler un peu des résultats qu’on a obtenus, et puis ben vous, vous me mettrez une superbe recommandation. Et le deal il est là, quand il est clair, je pense que c’est vraiment la bonne stratégie, même si effectivement c’est un peu difficile de se dire, on va travailler gratuitement, mais je pense que tout le monde est obligé de passer par là. Et c’est là aussi que ça fait un peu une espèce de barrière à l’entrée, parce que ceux qui ne sont pas vraiment motivés, finalement, évidemment…

Nassim Amisse : Oui, ils disparaissent.

Guillaume Guersan : Voilà ils disparaissent parce qu’ils n’auront pas la patience, parce qu’ils n’auront pas l’endurance d’aller au bout quoi. Mais ça vaut le coup, ça paye après. Tout ce que tu me dis, ça ne m’étonne pas du tout. Quand tu veux proposer de la publicité à quelqu’un et qu’on ne te connaît pas, tu n’as pas de références, on ne sait pas vraiment ce que tu vas apporter, on ne sait pas vraiment ce que ça va donner parce que même tu décris au maximum, toi dans ton exemple, l’audience de ton site et ce que tu fais, c’est compliqué vraiment à avoir une idée de ce qu’on va obtenir. Et pour nous aider en tant que consommateur et client à décider, la chose numéro une sur laquelle on va croire ce sont les recommandations, les avis clients. C’est pareil quand on achète sur un site e-commerce, les produits quand on veut un produit, il y a toujours 100 entreprises qui proposent à peu près le même produit. Ce qui va faire la différence ce sont les avis clients quoi, les avis des autres.

Nassim Amisse : Oui. C’est e-commerce, BnB, il y a des constantes dans la vente qu’il faut respecter.

Guillaume Guersan : Ouais c’est ça.

Nassim Amisse : Alors, en parlant de stratégie payante, donc, moi j’ai noté déjà plusieurs choses : Il y a le facteur temps qui joue, il y a l’importance de mettre en place les bonnes actions pour avoir les premières commandes pour un peu enclencher la dynamique. Qu’est-ce que tu pourrais citer d’autre ? Ou qu’est-ce qui t’a servi particulièrement dans ton cas pour franchir les paliers que tu évoquais un peu plus tôt ?

Guillaume Guersan : Déjà vraiment pour parler de 5euros, déjà pour obtenir ses premiers avis, il ne faut pas hésiter à aller faire un peu sa promo, ça dépendra de ce qu’on vend, sur les réseaux sociaux par exemple. Dans des groupes. Typiquement, il y a des gens sur 5euros qui proposent de la rédaction de fiches produits, pour des sites e-commerce, ces gens-là, il ne faut pas qu’ils hésitent à aller dans des groupes de drop shipping ou d’e-commerce, de manière correcte. C’est-à-dire ce n’est pas, arriver dans le groupe et dire salut, je vends des services, mais essayer de participer aux groupes, se faire un peu connaître, d’optimiser son profil de réseau social pour remettre un lien vers ses services. Et puis de temps en temps, s’il vous plaît il y a toujours des gens qui demandent, e-commerçant, j’ai 100 fiches produits à rédiger, je n’ai pas le temps, je cherche quelqu’un et hop, proposer ses services. Donc il faut essayer d’aller faire un peu sa promotion puisqu’au départ, c’est un peu compliqué. Après bon, certains font aussi de la publicité vraiment payante sur les réseaux sociaux. Moi personnellement j’avais un peu essayé mais je ne suis pas allé beaucoup plus loin parce que je trouve quand on est seul à travailler, à proposer des services, c’est un peu compliqué à aller payer de la publicité pour vendre ses services. Mais bon, certains l’ont fait mais là-dessus moi je n’aurai pas vraiment de retour à faire. Après, il ne faut pas hésiter aussi pour obtenir ses premiers avis à demander à ses connaissances tout simplement. Si on propose de la rédaction d’article, ou autre chose, ou de la création de logo par exemple, bah aller demander à ses amis tout simplement : bah voilà je vais vous rédiger un petit truc même s’il n’y a pas d’intérêt business derrière pour l’ami à commander ça, mais qu’il puisse lui après déposer un avis puis nous faire un retour critique aussi sur ce qu’on a fait. On est d’accord, il ne va pas mettre un avis négatif s’il trouve qu’on rédige mal. Par contre, s’il trouve qu’on rédige mal bah, dans ce cas-là, il faut qu’on arrête de vendre ce service-là. Limite il ne déposera pas d’avis. Mais ça déjà ça peut beaucoup, beaucoup aider et je pense que beaucoup le font. Certains n’osent pas mais voilà, il faut demander quoi. Il faut demander, passe ma commande, test mon service si tu en es content, laisse-moi un avis positif, ça m’aidera énormément. Ça, il ne faut pas hésiter.

Nassim Amisse : Alors je te pose une autre question, il y a un truc que j’avais trouvé pas mal sur tes annonces 5euros, c’est que tu mettais en avant ton expertise, au-delà des commentaires et des avis positifs, en parlant de certifications que tu avais pu obtenir dans ton domaine. Ça tourne autour du SEO généralement. Ces certifications-là ont été obtenues pour renforcer ta légitimité dans le domaine ou c’était vraiment par passion, par souhait de creuser un peu ces sujets.

Guillaume Guersan : Un peu des deux. C’est aussi la volonté de tester un peu ses compétences, mais c’est effectivement beaucoup pour se donner de la visibilité. Parce que pour assurer les clients effectivement, il y a 2 choses, on a parlé des avis clients qui sont très importants, mais après, il faut aussi essayer de les rassurer par rapport à ses compétences. Donc soit on peut parler de ses expériences quand on a un peu potentiellement de bonnes références, dire bah j’ai fait ci, j’ai fait ça, j’ai travaillé pour telle entreprise. Après il y a effectivement potentiellement les diplômes ou les certifications. Pour beaucoup de métiers aujourd’hui il est possible de passer, de faire des petites formations gratuites en ligne, et d’obtenir des certifications qui ont plus ou moins de valeur auprès d’une entreprise, mais par contre auprès d’un client, globalement on est toujours assuré de se dire : Cette personne-là a été testée et puis bah il y a un organisme qui a validé ses compétences. Donc ça, c’est quelque chose qui ne prend pas énormément de temps, généralement c’est gratuit, il y a beaucoup de plateformes. Et ça permet effectivement de rassurer les clients. Parce que quelqu’un qui ne s’y connaît pas dans son métier, il n’est pas vraiment à même de juger vraiment la qualité du travail de son prestataire. Donc qu’il y ait un organisme professionnel qui ait pu justement évaluer ces compétences et les valider bah ça, c’est hyper rassurant quoi. Forcément. Après si on est autodidacte, il ne faut pas hésiter à dire, à parler de soi. Il y a des vendeurs qui parlent de soi à la compa de certification mais qui parlent de soi, de dire : J’avais telle difficulté dans la vie et du coup je l’ai résolu en travaillant, travaillant, en apprenant. Et du coup bah, aujourd’hui j’ai acquis ces compétences-là et je les mets à votre service. Ça, c’est l’école de la vie, et l’école de la vie on peut aussi la mettre en avant. Ça a de la valeur, il faut juste bien la rédiger et bien le formuler.

Nassim Amisse : Ok, ok. Mais écoute c’est… Je pense que c’est un point important si on veut avoir de la légitimité aux yeux de ceux qui regarderont ou consulteront les annonces. Et tu travailles sur d’autres plateformes ? Tu as testé d’autres plateformes, autres que 5euros ?

Guillaume Guersan : Ouais. Bon, le format 5euros il est très spécifique. Il y a une autre plateforme qui propose à peu près le même modèle, c’est-à-dire je crée mon service packagé un eu comme sur un site e-commerce, tout est très clair, je vais faire ça, je vais faire ça, pour tant : C’est kang. Mais cette plateforme-là je n’ai pas trop poursuivi parce que son modèle de partage de la valeur on va dire il n’est pas le bon. En fait sur 5euros, quand on a un compte à 5 € par mois, on a une commission d’un euro peu importe le montant qu’on vend. C’est-à-dire que si je vends une prestation à 5 €, la plateforme gagnera 1 €. Si je vends une prestation à 200 €, la plateforme gagnera 1 €. Donc quand on commence à avoir des paniers moyens assez haut, c’est hyper intéressant. L’autre plateforme Kang, elle, elle prend, réfraction à la TVA, elle prend les charges… Je sais qu’elle garde à peu près 40% de la commande.

Nassim Amisse : Ah quand même !

Guillaume Guersan : C’est énorme. Ce qui fait que si on vend une prestation 100 €, elle garde 60. C’est très compliqué moi je trouve. Il y en a qui y fonctionnent, il y en a qui ne sont que sur kang mais honnêtement je ne la trouve pas très intéressant de ce point de vue-là, après peut-être qu’elle s’améliorera. Après effectivement je suis sur d’autres plateformes de freelance, il y en a plein. Soit il y en a certain qui sont spécialisés dans certains métiers. Ça, il faut rechercher plateforme freelance et puis son métier Typiquement pour la rédaction il y en a, pour le graphisme il y en a et puis il y en a pour tout, pour la mode aussi. Et si on veut parler de plateforme généraliste, je suis beaucoup présent sur notamment balt, sur laquelle on peut se crée un profil public en mettant « son CV », une présentation et éventuellement un portfolio. Il faut bien qu’on se mette dans une catégorie balt citée. Et puis bah là il y a des clients qui peuvent nous envoyer des messages Encore une fois, ce qui est intéressant c’est que c’est le client qui vient vers nous, on n’est pas obligé d’aller chercher le client. Par contre sur Balt on est plus sur des clients qui vont vouloir quand même un rendez-vous téléphonique. Parfois ça peut être des missions à faire chez le client. On n’est pas tout à fait sur la même philosophie que 5euros.com. Puis on est que sur la prestation sur mesure aussi. Mais ça, c’est quand même une plateforme qui peut être intéressante quand on a bien développé ses compétences et qu’on arrive à vendre des offres et à savoir à peu près on va dire… Avoir des bons processus dans l’exécution de son travail. Ça peut être hyper intéressant. Effectivement moi j’y suis, puis j’obtiens quelques missions de temps à autre grâce à cette plateforme-là. Balt.

Nassim Amisse : D’accord, ça marche. Il y a quelque chose qui m’a intrigué quand j’ai commencé à creuser un peu ton parcours et la manière dont tu as évolué. Je me suis dit, tien, maintenant ce type n’est plus slasher, je ne sais pas si on l’avait dit dans l’interview mais voilà je crois que depuis novembre 2018 tu te concentres à 100% sur tes activités de freelance, c’est bien ça ?

Guillaume Guersan : C’est ça exactement. Je ne suis plus slasher effectivement, je suis 100% freelance.

Nassim Amisse : Ok. Et je m’étais dit que voilà, ce type a peut-être mis beaucoup de temps à quitter son entreprise vu que ça avait bien fonctionné pour lui sur les plateformes comme 5euros. Alors, mon ressenti tu le juges comment ?

Guillaume Guersan : Ouais bah… En fait, ce qu’il y a c’est qu’il faut bien comprendre que moi j’étais étudiant, donc à chaque fois en fait je suis resté 4 ans dans la même entreprise à faire des diplômes différents en alternance. Donc, forcément si tu veux faire des diplômes en alternance, il te faut une entreprise qui finance ta formation. Donc euh, bon bah c’est pour ça que j’y étais resté. Après je… À plusieurs moments c’est vrai que j’étais dit que j’aurais pu arrêter mon activité de salarier, mais bon j’aimais quand même bien l’entreprise dans laquelle je travaillais, c’était une petite entreprise, on était à peu près une vingtaine, c’était assez sympa. Je n’étais pas dans un numéro dans une grande entreprise, donc je n’avais pas ce besoin-là d’indépendance. Mais, néanmoins à la fin j’aurais pu potentiellement rester, on m’avait proposé un job plutôt intéressant mais qui nécessitait… Je savais que j’allais travailler 10 heures par jour, peut-être même le week-end etc. Quand tu es salarié tu n’as pas trop le choix quoi. Donc finalement j’ai quand même bien réfléchi pendant quelques jours, et puis je me suis dit, maintenant j’ai tellement bien développé mon activité de freelance que mes perspectives, même professionnelles seront bien plus grandes en tant que freelance, qu’en tant que salarié en restant dans la même entreprise. Mais ça, tu as raison, j’ai quand même mis du temps en sachant que j’aurais pu beaucoup plus rapidement abandonner. Mais bon, je voulais continuer quand même, j’étais jeune, je n’avais pas non plus des années et des années de salariat, je voulais quand même continuer au sein d’une entreprise quoi.

Nassim Amisse : Oui, ça a des avantages aussi de travailler dans une entreprise. Surtout que si on arrive à intégrer une bonne équipe, un bon environnement, qu’on est stimulé, qu’on apprend, qu’on se développe… C’est le moment où ces choses-là commencent à disparaître tout simplement si on a de meilleures perspectives qu’il faut envisager le changement.

Guillaume Guersan : Ouais ben c’est ça.

Nassim Amisse : Ça fait quoi le jour d’après quand on est à 100 % libre ? Une émotion particulière ?

Guillaume Guersan : bah écoute pour le moment, ouais super content. Son agenda qui se libère. C’est-à-dire qu’on peut gérer son propre agenda et c’est quand même… Je veux dire ça n’a pas de prix quoi. Quand on a besoin d’aller voir la migration qui ferme à 17 heures et qui travaille le lundi et le mardi, le jeudi, le vendredi. Bah c’est un bonheur de pouvoir se dire bah ouais ce n’est pas grave, moi j’y vais mardi matin et puis je bosserai un peu plus lundi soir, ce n’est pas grave. Ça c’est quand même super. Effectivement il y a quand même un sentiment de liberté, malgré tout que j’avais déjà en vérité. Et c’est pour ça que je pense qu’être slasher c’est top parce que, quand tu as cette double activité, tu te sens vraiment libre. Parce que d’un côté tu n’es pas dépendant de ton entreprise dans laquelle tu es salarié. Puis que tu sais qu’à tout moment si tu en as marre à la limite, tu peux partir et tu as quand même des revenus à côté. Et en même temps dans ton activité de freelance c’est pareil. Tu ne te sens pas dépendant de tes clients puisque tu sais que de toute façon tu as ton salaire fixe qui va tomber tous les mois, tu as ce boulot-là dans lequel tu n’es pas trop mal, donc euh… Voilà, là je me sentais super libre. Mais bon le fait d’avoir vraiment, beaucoup, beaucoup développé mon activité de freelance en parallèle une fois que je me suis lancé à 100%, j’étais totalement serein. Donc euh, pour moi c’était aussi la perspective de pouvoir développer d’autres projets, je voulais faire un peu de la formation en ligne, proposer des formations en ligne. Tout ça, ça prend du temps, c’est quelque chose que je voulais faire quand j’étais salarié, mais en fait quand tu n’as que le week-end, ça prend tellement de temps de réfléchir à un plan, préparer les présentations, s’enregistrer, faire les montages… Enfin, ça prend tellement de temps que quand tu es salarié, tu ne peux pas quoi. Donc là j’ai pu justement développer ce genre de projets, si ne sont pas rémunérateurs instantanément. Ce n’est que quand tu as peu de temps sur ton activité de freelance. Tu ne te concentres que sur les activités qui te rapportent de l’argent et pas trop sur les choses long terme. Donc ouais effectivement mon sentiment il était hyper positif à ce niveau-là. Vraiment mettre de son temps quoi.

Nassim Amisse : Comment dire… Ça me parle tellement tout ce que tu es en train de dire, parce que bon, je sais que ce n’est pas mon interview mais je partagerai ça avec toi quand même. Il y a encore 2 ans j’avais un job également, j’étais dans une multinationale donc ça m’accaparait énormément de temps mais ça se passait plutôt bien. Mais le truc c’est que, une fois que tu rentres chez toi et que les enfants se couchent, ce paramètre est important. Tu ouvres ton ordinateur et c’est un autre métier que tu fais. Les week-ends aussi. C’est vrai que ça fait des journées chargées mais du coup tu es épanoui de pouvoir faire 2 choses que tu aimes bien et au final, à un moment donné, tu as le choix. Tu peux décider vers quoi est-ce que tu veux t’orienter si tu as la possibilité de t’orienter vers un des 2 trucs d’une manière plus durable. Et oui, c’est super comme sentiment, surtout quand on libère l’agenda. Ça, c’est un truc génial.

Guillaume Guersan : Ah bah oui. Je confirme.

Nassim Amisse : Et d’autres projets du coup ? En dehors des formations, comment est-ce que tu as réorganisé ton quotidien ?

Guillaume Guersan : bah écoute moi personnellement je publie beaucoup plus. En fait je publie beaucoup plus déjà sur mon propre blog, que je tiens, mais j’essaye aussi de publier beaucoup là sur des blogs externes. Sur des blogs dans mon domaine d’activité, typiquement le marketing, j’essaye de publier de manière régulière des articles. Ça, ce n’est pas quelque chose qui est rémunérateur hein. Évidemment c’est une manière gratuite pour ces blogs-là de faire un échange de visibilité. Mon but c’est vraiment de travailler ma propre visibilité et de me faire connaître et du coup potentiellement de pouvoir avoir toujours mes prestations, plus cher et de renforcer un peu mon autorité dans mon domaine. Et effectivement bah si, la formation quand même… Du coup, je voulais me lancer dans la formation en ligne. Ce qui est intéressant c’est que tu enregistres ta formation après tu la mets en vente et puis euh… C’est quelque chose de relativement passif même si tu peux mettre à jour un peu tes formations de temps en temps. Et j’aimerais aussi vraiment faire de la formation dans des écoles carrément. Vraiment face à des classes, des étudiants ou… Enfin, des étudiants de tout âge, puisque tu as des organismes de formation pour les jeunes, mais tu as aussi des organismes de formation pour des entrepreneurs, des choses comme ça. Et ça, c’est quelque chose que j’aimerai beaucoup, beaucoup développer. Pas une activité à temps plein mais quelques jours par an pouvoir ça parce que moi ça me plaît bien de partager. Tout ça je le fais via mon blog, mais j’aimerais aussi le faire potentiellement avec des gens en face-à-face.

Nassim Amisse : Ce n’est pas mal aussi, oui.

Guillaume Guersan : C’est ça. Et puis bah j’essaye aussi de développer un peu… J’ai mis un service de coaching sur 5euros pour aider des gens justement à se lancer sur cette plateforme-là, mais bon c’est un peu plus global, pour les gens qui veulent se lancer en freelance, même si c’est très concentré sur 5euros. Mais bon, au final on dépasse souvent ça et puis bah du coup ça aussi j’essaye de le développer un peu. Après c’est déjà pas mal de projets pour mon année 2019.

Nassim Amisse : Ah oui, il y a de quoi faire ça c’est sûr.

Guillaume Guersan : J’ai déjà pas mal de boulot. Honnêtement, même si parfois on se dit que passer freelance c’est la belle vie… Si c’est la belle vie mais je veux dire, en termes d’horaire et de charge de travail, j’ai largement rerempli mon agenda. Là-dessus il n’y a pas de problème.

Nassim Amisse : Mais écoute, je tiens vraiment à te remercier pour tout ce que tu as partagé aujourd’hui, parce que je trouve que j’ai quand même de la chance. Parce que non seulement ce genre de discussion ça me permet de proposer quelque chose d’utile et d’intéressant j’espère, à ceux qui liront le blog. Mais même sur un plan personnel, je m’éclate en écoutant un peu les parcours de ceux qui ont réussi à avoir certains résultats, dans certains domaines. Et je trouve ça vraiment intéressant, inspirant comme on dit un peu partout sur le web. Et je tenais à te remercier pour tout ça Guillaume.

Guillaume Guersan : Ouais. Bah c’est moi aussi qui te remercie évidemment c’était intéressant. Et puis pour parler vraiment de ce que toi tu partages sur ton blog, moi j’avoue que justement cet aspect un peu slasher, c’est un conseil que je pourrai donner aux gens. Parce que c’est vrai que ce n’est pas évident de se dire, aller je quitte mon job et je me lance en freelance en partant de zéro. C’est vrai que ça, ça fait peur, tout le monde ne le fait pas et j’ai envie de dire, c’est vraiment logique. C’est vrai que c’est quand même sauter de la falaise sans savoir trop où est-ce qu’on va arriver. Et c’est pour ça que grâce aux plateformes comme 5euros, maintenant on a quand même la possibilité de commencer à mettre un pied dans le freelancing et dans l’indépendance en parallèle de son salariat. Donc évidemment que ce n’est pas évident. Ça demande du travail, il faut travailler tard, le week-end, mais bon… Mais ça permet de tester un peu son idée de commencer à se positionner sur un métier, sur une expertise. D’apprendre des choses et du coup le jour où on veut vraiment quitter le salariat, on est plus serein. Et ça moi je pense que c’est la bonne stratégie. Bon, ça dépend des métiers, certains métiers sont assez incompatibles avec ça mais quand même pour beaucoup de métier, maintenant grâce aux plateformes c’est possible. Donc, j’allais dire, il n’y a quasiment plus d’excuse quoi. Ça ne prend pas beaucoup de temps de s’inscrire sur une plateforme, de commencer à mettre des services, si on veut, on peut compléter ses compétences. Il y a tellement de choses en ligne, on peut tout apprendre aujourd’hui gratuitement sur des plateformes… Je veux dire il n’y a plus d’excuse et aujourd’hui on peut vraiment se lancer dans le freelance et dans l’entreprenariat de manière sereine quoi. Ça demande juste un peu de travail et de rigueur, mais aujourd’hui par rapport à avant (Coupure 40:46)

Nassim Amisse : Écoute c’est super que tu ais insisté sur ce point…

Guillaume Guersan : Ce sera le mot de la fin. Mais je voulais insister sur ce point, c’est vrai qu’on a parlé de slacheur etc. Mais je voulais vraiment dire quand même quelle chance c’était de pouvoir le faire, parce que quand même si tu n’es (coupure 41:02) à mon avis c’est plus compliqué de le faire quoi.

Nassim Amisse : Je pense que pour peu que les personnes qui se lancent arrivent à éviter un peu le syndrome de l’abonnement à la salle de sport le 2 janvier. On est super motivé, on sait que c’est pour un truc et voilà on s’inscrit et en février il n’y a plus personne. Si on arrive à garder le rythme, il n’y a pas de raison pour que ça ne fonctionne pas sur la durée. En tout cas c’est un super mot de la fin. Ça, je le mettrai en gras dans l’interview.

Guillaume Guersan : Ah, ça c’est cool.

Nassim Amisse : Donc un très grand merci une nouvelle Guillaume et je te dis à très bientôt.

Guillaume Guersan : bah merci Nassim, à bientôt ouais.

Nassim Amisse : À bientôt

Moi, c'est Nassim

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